Bientôt trois moi, que dis-je quatre!
Et voici un joli incipit pour notre nouveau défi d’écriture…. le numéro 20!
Comme date limite, on dira le 31 janvier ^^
Bientôt trois moi, que dis-je quatre!
Et voici un joli incipit pour notre nouveau défi d’écriture…. le numéro 20!
Comme date limite, on dira le 31 janvier ^^
Ce matin Johnconnorsan m’a fait savoir qu’à son avis il y avait un problème sur le site depuis plusieurs jours.
Entre deux dépannages et quelques codages, j’ai effectivement constaté que l’ajout d’un nouvel article… bah page internet blanche.
C’est corrigé, réinstallation de la dernière mise à jour en désactivant préalablement les pluggins.
Vous pouvez donc répondre au dernier défi (je compte faire le mien dans la semaine). Si jamais vous voyez un probleme, gnieark[arobaze]free.fr.
Au plaisir de vous lire
La porte émit le son qu’une porte émet lorsque quelqu’un frappe dessus.
Deux inconnus devant ma porte. Impair beige, cheveux longs châtains et visage serrée pour la femme, et lui, brun, pas très grand, lunettes, visage serrée aussi. Un air de famille. Frère et sœur. Probablement. 40-45 ans pour les deux. Ils ont du voir le rideau de la fenêtre bougée.
Je suis lasse des vendeurs de tout et de rien. Ils ne vont pas tenir 10 secondes.
« Laisse, chérie, j’y vais ».
« Bonjour ».
« Bonjour » Elle avait l’air désolé de me saluer. Je n’ai pas gagné au loto visiblement.
« Etes-vous M. Kincaid ? Robert J. Kincaid ? »
« ça dépend ». « Si c’est pour les impôts, non, c’est pas moi. »
« voilà notre mère s’appelait Francesca et…. » mon visage a du changé car elle s’est arrêtée nette.
« Francesca ?…. »
« oui, Francesca. » « et nous voudrions savoir, comment dirai-je, si vous …, si vous la connaissiez ? »
« pourquoi ? » je n’arrivai pas à être aimable. Une espèce de fusion venait de fondre mon cerveau.
« Je m’appelle Caroline Johnson, et voici mon frère Mickael. Notre mère qui est décédé, il y a quelques semaines, nous a laissé une lettre nous indiquant…. »
« ne restez pas dehors, entrer. » leur gêne m’inspirait confiance. Ils s’assirent sur le canapé, et je ne sais pourquoi mais son regard ne se détachait pas de l’appareil photo pendu au mur de mon père .
« je vous disais, que sa lettre, nous indiquait un coffre. Nous y avons trouvé son journal. »
« et… ?»
« et… nous ne l’avions jamais su, ni nous, ni notre père, son mari, mais ma mère a eu une liaison avec un homme. Robert Kincaid. »
Elle attendait visiblement ma réaction. « Robert Kincaid ? » Elle hocha positivement la tête.
« C’est mon père. »
La nouvelle ne les surprit pas.
« En fait, notre mère, c’est absenté plusieurs mois, pour c’est ce qu’elle a dit, soigné une tante par alliance. Mais elle était enceinte, et elle avoue dans son journal qu’elle a mis au monde un petit garçon se prénommant Robert Junior. Nous voudrions… »
« savoir… » « Robert est mon père et Francesca ma mère ». « c’est Elisabeth Johnson qui m’a élevé.
« je savais que maman était marié, à quelqu’un d’autre. Elle me l’avait dit. Mais elle aimait mon père. Elle est restée pour vous. Peut être un peu pour son mari, je pense, aussi. Il y avait je crois de la tendresse entre eux. ». « je….. » « ils venaient me voir à Noël, tous les ans et à mon anniversaire. Il y a trois ans, mon père est mort. Ses cendres ont été répandu au pont « Roseman ». « c’est là que notre mère a voulu que ses cendres soient répandues » me dit-elle.
Ils partirent quelques heures plus tard. « Alors ? Chéri ? fais pas cette tête, le passé c’est le passé… moi je suis là. ». Décidemment, elle ne comprendrait jamais quoique ce soit.
Nous nous revîmes de plus en plus souvent. Nous avions soif de connaître le parent inconnu.
J’ai lu son journal. Je tiens d’elle son côté fleur bleue, un brun mélancolique. Même ce côté physique de l’italien. Mes ancêtres. Elle avait réveillé en moi la question qui me taraudait depuis tant de tant. Un conseil j’aurais aimé.
Il est 18 heures je quitte mon travail. Il pleut encore. Ma valise est dans mon coffre avec l’essentiel. Une photo de ma mère près du pont Roseman et l’appareil photo de papa. Quelques chemises.
La porte émit le son qu’une porte émet lorsque quelqu’un frappe dessus.
Shana m’ouvrit son joli sourire lorsqu’elle vit ma valise. Nos regards se croisaient et se recroisaient.
Nous laissâmes nos pulsions depuis si longtemps réfrénées prendre le dessus de nos consciences.
Je t’aime. Oui, je t’aime.
Quelque part, quelqu’un peste sur mon retard. Je lui expliquerai demain. Elle ne comprendra pas.
Maman, pourquoi ?
Désolé Mr Eastwood pour cette petite et misérable suite de votre chef d’œuvre merveilleusement tourné « Sur la route de Madison ». Inoubliable tant pour Clint Eastwood que pour Meryl Streep, ses plans et ses des décors somptueux.

J’espère que le sujet de mon premier défi n’est pas trop nul ^^ et vous avez jusqu’au 10 octobre pour écrire vos textes !
p.s : il serait pas mal de mettre un ps avec le nom du film d’où est tiré le personnage, si ce n’est pas précisé dans le texte.
L’américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café.
_Vous savez qu’on vous’observe? fit-il.
_Oui, mais ce n’est qu’en semaine j’ai encore quelques heures pour noyer le poisson dans des tasses de café.
_Vous vous en êtes rendu compte comment?
Leamas expliqua qu’il s’était rendu compte que l’ensemble du lieu avait été visité pendant plusieurs heures par la même personne. Des visites il y en avait tout le temps, c’était le but. par contre sur une telle durée et plus de trente pièces c’est rare et donc louche.
_Vous avez su qui c’était?
_Oui, j’administre le proxy du visiteur, ce n’était pas tres difficile.
_Nous utilisons les mêmes méthodes à la NSA, sauf que nous sommes le proxy du monde entier.
Leamas proposa un sucre à l’américain qui fit un geste de refus puis continua son explication. Il y avait un nouveau local. Il s’était arrangé pour que ce soit annoncé à différents réseaux auxquels « ils » n’avaient pas accès. Il ne voulait pas qu’ »ils « le découvrent.
_D’où cette tasse de café?
_Oui je compte aussi rajouter une notice technique bien imbuvable pour les rebuter.
_Pas terrible comme protection. Votre visiteur, vous savez l’identifier? Et si vous cachiez le local rien que pour lui?
_Ah ouais pas bête. Je vous remercie infiniment du conseil.
_Nous ne sommes pas la NSA pour rien. fit-il en terminant son café.
* Librement inspiré du roman Le ParK de Bruce Bégout et d’un de mes cauchemar…
L’américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café en le toisant comme un américain peu toisé un anglais. L’amerlock les avait plus grosses que le rosbif. Evidemment. Les dents plus blanches, et une carrure de Marines. Caricaturale. John Connor. Il devait s’appeler. Comme tous les agents du FBI/CIA/DEA et compagnie. « sans sucre ; merci ». Américains et anglais ne s’appréciaient guère. Sauf depuis que des gars, un 11 septembre se sont invités à la fête. On est devenu « copains »… semble-t-il. On se dit « Hi, how are you ? » courtoisement maintenant. Même si au fond, on s’en fout. On se rabiboche au nom de la liberté ou des intérêts nationaux ? Peu m’importe de toute façon.
Il vous faut savoir que réveiller une taupe dormante c’est assez facile. Plus facile que de programmer un réveil made in China, où après avoir lu la notice en polonais parce que plus facile à comprendre que celle en français vous l’écrasez contre le mur d’en face sans piper mot. Sans rage. J’aime pas ramasser. « Les sanglots longs des violions de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone », surligné dans un prospectus, et l’alarme ding dans votre cerveau. « Tiens, c’est l’heure ». Vous pensiez à quoi : un sms et hop ?? Non mais ça va pas non ? Nous sommes des pros ! M’enfin ! Drôle de façon de se faire réveiller, je suis d’accord. Le café Gondrée, première maison libérée de France, le théâtre. Drôle d’endroit pour un réveil. Pourquoi l’avait-on réveillé ? Pourquoi ici ? Une « chasse au trésor » ? C’est ça ? Depuis son retour de l’Est, Leamas était tranquille et aurait bien voulu le rester. Qu’on lui foute enfin la paix avec les photos dans une enveloppe, les planques crevantes, les agents « double », « triple voir quadruple » ! Maintenant c’est seulement le whisky qui était double. Une pesante humeur, commune à tous les hauts lieux de l’Histoire, s’y faisait sentir. Lizzie se baladait comme une badaude près de « Pegasus Bridge », inspectant un char Avre, vestige. Comme Leamas. Vestige. « OK». Un ex-espion, vrai chef de réseau à l’Est, vrai agent double, qu’il devait tuer, qui finalement lui sauve la vie, qui finalement se fait quand même tuer. Chercher l’erreur. Leamas sait maintenant que quelqu’un, quelque part le cherche. Quelqu’un, quelque part sait, que l’autre sait.La raison, on s’en fout aussi. De toute façon, une fois mort, les raisons…
Lizzie ? Une profonde lassitude s’emparait de lui. Ses yeux bleus pâles plongeaient dans ses yeux à points d’interrogations. Le silence de ceux qui se comprennent sans mot. Fuir à nouveau. Amérique du Sud, un enfant. Oui, le Brésil, par bateau. Petit village. Juste VIVRE. Le grand luxe quoi !
Why ?
L’Américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café. Déjà la troisième, et ça ne faisait pas dix minutes qu’il était arrivé. Il lui fallait bien ça à Leamas, rencontrer l’Américain n’était pas banal dans le milieu. Personne ne l’approchait jamais, les affaires ne se traitaient qu’avec ses lieutenants, même son identité était inconnue de tous, y compris de ses plus proches amis, on l’appelait l’américain, point. Des mois que Leamas avait commencé cette mission d’infiltration, il leur avait fallut des années de préparation pour enfin arriver à lui. Puis, Leamas, en personne, désigné pour infiltrer le milieu, mener une double vie, brouiller les pistes, se faire accepter par cette pègre qui pourrissait toutes les strates de la société. C’était vraiment un gros coup, s’il y arrivait, c’est toute une organisation mondiale que Leamas ferait tomber, les ramifications s’étendaient sur tous les continents, jusqu’en Asie. Et, il l’aurait enfin sa promotion de commissaire. Mais, pour le moment, il devait se concentrer et ne pas perdre le fil de la discussion qui s’engageait. Pourtant, malgré les cafés, il se sentait comme groggy, ensuqué… Etait-ce la chaleur de cette chaude journée de juillet, ou toute la fatigue accumulée depuis des mois qui lui tombait dessus au moment où il avait besoin de toutes ses facultés ? Ses paupières se faisaient de plus en plus lourdes, comme si une chape de plomb lui tombait soudainement dessus, ses oreilles bourdonnaient et il n’entendait plus qu’un léger brouhaha. Pourtant, l’Américain lui souriait, il voyait bien que Leamas ne se sentait pas bien, mais il n’essayait pas de l’aider, ni personne d’autre dans la pièce. Leamas tenta de parler, mais aucun son audible ne sortit de sa bouche, il essaya de se mettre debout, tout tanguait autour de lui. L’Américain lui souriait en lui désignant sa tasse de café… Le café… Leamas eut à peine le temps de comprendre qu’il ne serait jamais commissaire et qu’on avait découvert sa couverture, qu’il s’écroulât au sol, terrassé par le poison.
Sous le béret bien clarifier
Le mythe du progrès social
A seule fin de bien caresser
L’idée d’égalité sociale.
Tonner pour exterminer
Toute ségrégation sociale
Et désormais enjoliver
Population en classes sociales.
Evidemment occasionner
Actions d’intégration sociale,
D’outils largement équiper
Toute délégation sociale.
A chaque occasion engager
Une juste lutte sociale,
Sur banderoles consigner
Les revendications sociales.
A chaque occasion projeter
L’image du conflit social
Inlassablement répéter
Les craintes du déclin social.
A tout moment bien dénoncer
Risques de régression sociale,
Ne pas oublier de chanter
Vertus de cohésion sociale.
Régulièrement demander
Un plus de minimum social ;
Ne pas manquer d’en ajouter
Sur la disparité sociale.
Faire assidument débarquer
Charmantes assistantes sociales
En charge de bien formuler
Incomparable cas social.
Juste avant de propulser
Le bienveillant Samu social
Sans oublier de déplorer
L’absence d’un service social.
Faire abondamment édifier
Superbe logement social
Pour ne pas désorienter
Effort de Politique sociale.
Spécialement bien renfoncer
Notre démocratie sociale
Brûlant parfois de détaler
Aux portes d’une Europe sociale
Bêler toujours pour cuirasser
Notre protection sociale,
A seule fin de renflouer
Notre sécurité sociale,
Je ne l’avais pas revue depuis presque dix années, le temps de ma retraite. Aucune raison alors de rencontres qui ne figuraient que dans la catégorie professionnelle même si à l’occasion de déjeuners pris au restaurant, avant ou après notre réunion de travail, il nous arrivait de sortir du sujet pour caboter sur des flots plus badins. De plus je m’étais éloigné de plusieurs lieues de l’endroit où elle habitait.
Puis, un jour, un message qui m’annonce qu’elle garde le meilleur souvenir de nos conversations ! Qu’elle a envie de me revoir, qu’aujourd’hui elle peint, qu’elle se cherche un mécène ! Et que séjournant dans ma région elle serait heureuse de me rejoindre dans petit bistrot en souvenir du bon vieux temps !
Elle est toujours aussi jolie ; seules quelques petites ridules au coin des yeux affichent que sa fille va passer le bac ; qu’elle ressemble à son père : les copains d’abord ! D’ailleurs elle a fini par divorcer.
Que me passe t-il alors par la tête qui me fait lui demander : « pourquoi divorcer » ? Et elle de me répondre : « pour me remarier » !
Je devais être troublé bien plus que je ne le pensais pour retrouver le ton de nos aimables joutes d’hier lorsque je m’entendis lui affirmer que le mariage était à l’amour ce que les fils sont aux haricots verts !
Depuis elle boude sans que je sache si elle a cru vraiment à mon argumentation qui consistait à lui avouer que j’écrivais et que je me cherchais un style qui s’apparente à une forme de surréalisme s’efforçant d’associer des mots que rien ne rapprochent si ce n’est l’image qu’ils peuvent inspirer !