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	<title>Défi d&#039;écriture</title>
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		<title>Plénitude&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 14:15:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zofia</dc:creator>
				<category><![CDATA[défi n°22 - La journée d'un résident d'une maison de retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[Du balcon du premier étage on voit le cimetière, pas très flatteur comme paysage pour une maison de retraite. Mais aussi, droit devant, on voit l&#8217;océan. Liliane ne regarde jamais à sa droite, toujours en face. Comme cela, elle observe l&#8217;océan sous tous ses aspects, du plus magnifique au plus dangereux. Les vagues qui arrivent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Du balcon du premier étage on voit le cimetière, pas très flatteur comme paysage pour une maison de retraite. Mais aussi, droit devant, on voit l&#8217;océan. Liliane ne regarde jamais à sa droite, toujours en face. Comme cela, elle observe l&#8217;océan sous tous ses aspects, du plus magnifique au plus dangereux. Les vagues qui arrivent avec violence, projetant de l&#8217;écume sur le rivage parmi les hautes herbes courbées par le vent et les dunes de sable blanc. Elle se laisse bercer par le spectacle. Très tôt le matin, l&#8217;océan se révèle, immobile, sage, c&#8217;est un des moments qu&#8217;elle préfère. Elle a enfin le temps de regarder les choses, les gens, sans se presser.<br />
Liliane a vécu sa vie à cent à l&#8217;heure. Défiant les hommes, elle avait monté une maison d&#8217;édition, à l&#8217;époque où les femmes étaient encore cloisonnées dans leur rôle domestique. Elle avait lutté, rageuse, le talent et sa réputation avait fait le reste. Occitania Édition avait prospéré. Pour autant, elle n&#8217;avait pas sacrifié sa vie familiale, elle avait assuré à la fois le développement de son entreprise, sa vie de couple et l&#8217;éducation de ses trois enfants. Pendant 40 ans, elle n&#8217;a pas beaucoup relâché la pression. Elle ne regrette pas. Mais à l&#8217;aube de ses 80 ans, elle est heureuse de pouvoir s&#8217;abandonner au rien.<br />
C&#8217;est lundi, une nouvelle semaine, mais Liliane n&#8217;y fait plus attention depuis un moment, au jour, au temps qui passe, à l&#8217;heure qu&#8217;il est. La lueur grise du début du jour éclaire sa chambre, ses longs cheveux blancs peignés avec soin s&#8217;étalent sur ses épaules, elle est en chemise de nuit devant la fenêtre, celle d&#8217;où on voit les flots. Ce matin hivernal est frais pourtant elle ouvre la fenêtre et s&#8217;avance pieds nus sur le balcon. Une bourrasque secoue sa fine silhouette, elle respire à pleins poumons le simple fait d&#8217;être en vie.<br />
La vie dans la maison « Plein Ciel » va reprendre petit à petit, elle trouve ce nom très kitsch et trop divin pour elle. Les pensionnaires vont s&#8217;éveiller, d&#8217;autres non, cela arrive parfois. Ce sera l&#8217;heure du petit-déjeuner, puis de la toilette, le repas du midi, les activités de l&#8217;après-midi. Elle se sent un peu étrangère à cette vie, de toute façon, elle oublie. Les dates, les lieux, les noms, elle a des bribes qui s’envolent et d’autres qui reviennent. Elle n’aime pas oublier mais elle préfère ne pas y penser. Elle n’entend plus très bien non plus. Mais tant que son regard lui permet d&#8217;observer le monde qui l&#8217;entoure, elle sera bien. Dans ce demi-monde où le temps ne passe plus, elle se repose de toute sa vie. Ici, elle peut regarder l&#8217;océan toute la journée, lire, regarder la télévision se perdant dans l’évolution du monde actuel.<br />
Elle a dépensé tant d&#8217;énergie dans le passé qu&#8217;aujourd&#8217;hui, elle se laisse porter. Pas de contraintes, pas de ménage, pas de courses, elle ne sait plus si elle serait capable de vivre une vie en dehors de ces murs rassurants.<br />
Elle regarde les locataires, les attitudes, les habitudes, les querelles, les jalousies, même à un âge avancé, la nature humaine garde des côtés obscurs. Elle s&#8217;imagine leur vie passée. Certains lui font de la peine, les esseulés, les abandonnés. Ceux qui ne se souviennent de rien, qui ont perdu leur passé, subissent le présent et dont le futur n&#8217;existe pas. Elle ne se rend pas compte qu’elle devient comme eux, et c’est tant mieux. Après tout qu’est-ce que ça peut faire si son esprit veut maintenir l’illusion ?<br />
Veuve depuis quelques années, elle a eu envie de s&#8217;abandonner, pas pour mourir plus vite mais pour vivre autrement.   Elle a  toujours su que la vie devait se finir. Si la sienne se termine en effritant sa mémoire, c’est comme ça, elle devra bien faire avec. Du moment que son esprit continue de fonctionner un peu, qu’il la laisse regarder autour d’elle toute la journée et lui permettre de rêver encore.</p>
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		<title>La première journée&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 21:26:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jailer</dc:creator>
				<category><![CDATA[défi n°22 - La journée d'un résident d'une maison de retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça y est, c&#8217;est le grand Jour ! Mon salopard de fils à qui j&#8217;ai tout donné a enfin réussi à se débarrasser de moi.  Il faut dire que ma dernière chute à la maison a été plutôt violente, je me suis avachi de tout mon poids sur ma jambe droite. La gauche ne répondait plus et je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ça y est, c&#8217;est le grand Jour !</p>
<p>Mon salopard de fils à qui j&#8217;ai tout donné a enfin réussi à se débarrasser de moi.  Il faut dire que ma dernière chute à la maison a été plutôt violente, je me suis avachi de tout mon poids sur ma jambe droite. La gauche ne répondait plus et je suis tombé, je me suis cogné la tête. A mon réveil, j&#8217;étais à l&#8217;hôpital, seul dans une grande chambre aux murs blancs, pas un objet personnel à mes côtés pas un bouquet de fleurs.</p>
<p>Lorsque le médecin est entré dans ma chambre il m&#8217;a indiqué qu&#8217;ils avaient encore quelques analyses à faire et que je pourrai enfin partir. J&#8217;ai aussitôt pensé à ma véranda où je prendrai un bon thé bien chaud ! Que nenni, mon fils est arrivé avec sa deuxième femme, qui pourrait être sa fille d&#8217;ailleurs. Il m&#8217; a indiqué que tout était prêt et qu&#8217;il allait m&#8217;accompagner.</p>
<p>J&#8217;ai compris lorsque l&#8217;on m&#8217;a placé dans l&#8217;ambulance. Habituellement, le retour se fait en taxi où dans la voiture de Jérôme. Elle m&#8217;a conduit à la résidence des Hortensias, établissement spécialisé dans l&#8217;accompagnement des personnes dépendantes. Je ne vois pas en quoi ça me concerne :  j&#8217;ai fait une chute, je ne suis ni incontinent, ni atteint d&#8217;Alzheimer ni de Parkinson.</p>
<p>Il est 10:00 ! Un aide soignante s&#8217;approche de moi avec un grand sourire et m&#8217;indique qu&#8217;elle va me conduire à mes appartements. Une pièce de 10m², des murs aux couleurs pâles, un vieux rideau orange à la fenêtre. Ma cage à lapin est équipée d&#8217;un lit, d&#8217;une armoire et d&#8217;une table avec une chaise et d&#8217;un fauteuil pour mes futurs visiteurs. La salle d&#8217;eau est dans la chambre, identique à toutes celles que vous avez pu voir dans les hôpitaux. La demoiselle au joli sourire m&#8217;indique que l&#8217;on va passer à table après m&#8217;avoir aidé à ranger mes affaires dans mon armoire.</p>
<p>11:30, arrivée au réfectoire au bras de ma nouvelle amie, elle m&#8217;installe à table et on m&#8217;apporte mon plateau repas : une soupe aux légumes, une cuisse de poulet accompagné de petits poids translucides, un morceau de fromage et une compote. Au moins je ne serai pas dépaysé par rapport à l&#8217;hôpital.</p>
<p>Mes voisins de table me font peur, une mamie de 80 ans minimum en fauteuil roulant qui boit littéralement l&#8217;ensemble de son repas. On le luit donne à la cuillère, mais elle irait plus vite avec une paille. En face de moi, un papi qui a garé son déambulateur en face de l&#8217;aspirateur à aliments. Pas très bavard, il mange très lentement en faisant d&#8217;énorme bruits lorsqu&#8217;il déglutit. Ca sera pas mes futurs collègues de belotte. Note pour plus tard, voir si on peut changer de table.</p>
<p>A 12:45 le repas est terminé. Je suis fatigué et demande à retourner dans ma chambre. Je suis seul, Jérôme est parti avant le repas de midi.</p>
<p>A 15:30, une nouvelle aide soignante arrive. On lit la fin prochaine de son service sur son visage. Sans même m&#8217;adresser la parole, elle sort un change de son plateau roulant et s&#8217;approche de moi afin d&#8217;essayer de me le coller dans le pantalon.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Tout doux Mademoiselle, je n&#8217;ai pas encore besoin de cet instrument de torture psychologique qui si on me le met va m&#8217;inciter à pisser et chier dedans pour vous casser les pieds&nbsp;&raquo;</p>
<p>Elle se ravise ! Un de gagné, c&#8217;est toujours 10 minutes de gagné sur sa tournée.</p>
<p>A 16:00, on continue avec le goûter composé d&#8217;un thé et d&#8217;un biscuit. Faut pas trop forcer, on dîne dans 2:30.Entre temps, on aura eu droit aux chiffres et aux lettres et ensuite à Questions pour un Champion. Et après on s&#8217;étonne que les gens ici deviennent dépendant&#8230;</p>
<p>Après le dîner, on nous conduit dans les chambres, et je repense à tout ce sue j&#8217;ai vécu, je repense à cette journée et me dit que s&#8217;il n&#8217;y a pas de visites régulières de la famille ou des amis, je me laisserai mourir&#8230;</p>
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		<title>La dernière journée</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 15:46:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zapette</dc:creator>
				<category><![CDATA[défi n°22 - La journée d'un résident d'une maison de retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[Un an, oui, voila un an qu&#8217;ils m&#8217;ont abandonné ici, dans cet endroit lugubre qui pue la vieillesse, la pisse et la mort. Des murs blancs délavés, pour ne pas dire encrassés, des cris, des geignements à longueur de la journée, des pas dans les couloirs, du personnel soignant fantôme qui n&#8217;en a cure de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un an, oui, voila un an qu&#8217;ils m&#8217;ont abandonné ici, dans cet endroit lugubre qui pue la vieillesse, la pisse et la mort. Des murs blancs délavés, pour ne pas dire encrassés, des cris, des geignements à longueur de la journée, des pas dans les couloirs, du personnel soignant fantôme qui n&#8217;en a cure de nous, les pauvres vieux laissés pour compte par leurs familles. Enfin, je  ne peux parler que de ce qui me concerne, je n&#8217;ai que peu de relations avec les autres résidents&#8230; Moi, j&#8217;étais bien, avant, chez moi&#8230; Bien sûr que je suis tombée plusieurs fois, que je ne me souvenais plus de ce que j&#8217;avais mangé à midi, mais j&#8217;avais ma minette et les voisins tapaient souvent à ma porte pour savoir si tout allait bien. Ce sont mes enfants qui ont décidé que je ne pouvais plus rester toute seule à 85 ans. Mais, pour sûr, je m&#8217;en sortais pourtant bien&#8230; Un beau jour, ils m&#8217;ont emmené ici pour &laquo;&nbsp;visiter&nbsp;&raquo;, on m&#8217;a montré la salle à manger, avec aux murs des posters-photos de Willy Ronis et de Robert Doisneau, le personnel ce jour là a été gentil avec moi, ça a du être la seule fois&#8230; La chambre qu&#8217;on m&#8217;a montrée venait d&#8217;être repeinte, elle est toujours inoccupé, c&#8217;est leur &laquo;&nbsp;chambre témoin&nbsp;&raquo;. Et, ils m&#8217;ont dit &laquo;&nbsp;hein mamie c&#8217;est bien ?&nbsp;&raquo;, moi, je n&#8217;avais pas envie de leur faire de la peine, alors j&#8217;ai acquiescé, mais j&#8217;ignorais alors qu&#8217;ils avaient projeter de m&#8217;y ramener quelques semaines plus tard, et ce de façon définitive. Je n&#8217;ai même pas pu emmener Minette avec moi, mon aîné m&#8217;a dit qu&#8217;il l&#8217;avait prise chez lui, j&#8217;en doute, il est allergique depuis toujours aux chats !!!! Qui sait ce qu&#8217;elle est devenue ma pauvre minette&#8230;. Alors, un an après, j&#8217;ai décidé de mourir&#8230; Oui, aujourd&#8217;hui sera ma dernière journée&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Comme d&#8217;habitude, on viendra me voir vers 8h pour me lever et que je fasse ma toilette. Ensuite, une nouvelle petite (elles ne restent jamais bien longtemps à travailler dans ce mouroir) m’amènera mon petit déjeuner, un thé trop infusé et déjà froid avec deux biscottes rances&#8230; On me houspillera parce que je ne serai pas encore habillée&#8230; On viendra débarrasser mon plateau vers 11h, en même temps, on fera un brin de ménage dans ma chambre. L&#8217;agent de service appellera l’infirmière parce que je serai toujours en robe de chambre et qu&#8217;ils disent ici qu&#8217;il faut s&#8217;habiller tous les jours, à quoi bon&#8230; Personne ne me rendra visite de toutes façons, comme d&#8217;habitude&#8230; Les enfants ne viennent plus guère qu&#8217;une fois par mois, et encore&#8230; L&#8217;été dernier, il s&#8217;est passé les deux mois de vacances sans que personne ne pointe le bout de son nez dans l&#8217;encadrement de ma porte, ils étaient certainement trop occupés à griller leur graisse au soleil, sur une plage du sud de la France ou dans des îles à l&#8217;autre bout du monde&#8230; Et la vieille, on s&#8217;en fout&#8230; Ensuite, on viendra me chercher pour descendre déjeuner à la salle à manger, aux côtés des baveux, des gagas, pas un seul vieux qui tienne encore la route ici&#8230; Alors, moi, depuis le début, j&#8217;ai décidé de ne pas parler, ne pas se lier avec qui que ce soit. Je mange et point, une fois terminé le dessert, je remonte toute seule dans ma chambre, je suis toujours une des premières à partir de la salle à manger. Ensuite, je regarderai le feuilleton de la deux, c&#8217;est mon seul moment de distraction dans la journée, avec Julien Lepers sur la trois en fin de journée, sinon, la télévision, on n&#8217;y passe plus que des sottises pour des gens qui ne réfléchissent plus&#8230; C&#8217;est ensuite que j&#8217;ai décidé de mourir, juste après Julien Lepers et avant la soupe, comme ça, ça leur fera faire du travail en plus au moment du dîner&#8230; Alors que tout le monde s&#8217;affairera à  distribuer les plateaux pour ceux qui restent en chambre , et à aider les plus valides à rejoindre la salle à manger&#8230; Et puis, comme ça, ça dérangera aussi la famille en début de soirée, et une bonne partie de la nuit je l&#8217;espère !!!!</p>
<p style="text-align: justify;">Pendant ce temps là, moi, je goûterai au doux plaisir d&#8217;une mort paisible loin d&#8217;ici&#8230;</p>
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		<title>Vous êtes de la famille ?</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 17:24:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[défi n°22 - La journée d'un résident d'une maison de retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[22 septembre. Il y a un an de ça, je ne me doutais pas que je me retrouverais ici. Quatre murs un peu trop rapprochés à mon goût, un lit inconfortable, mais je n&#8217;ai même pas le droit d&#8217;y apporter mon matelas. Il parait que c&#8217;est une question d&#8217;hygiène. Pourtant, je vous assure, maniaque comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">22 septembre. Il y a un an de ça, je ne me doutais pas que je me retrouverais ici. Quatre murs un peu trop rapprochés à mon goût, un lit inconfortable, mais je n&#8217;ai même pas le droit d&#8217;y apporter mon matelas. Il parait que c&#8217;est une question d&#8217;hygiène. Pourtant, je vous assure, maniaque comme j&#8217;étais, c&#8217;était trois fois plus propre chez moi qu&#8217;ici. Le 22 septembre 2010, c&#8217;était avant qu&#8217;on ne m&#8217;annonce mon cancer du sein, avant qu&#8217;on décide pour moi que vivre chez moi, sans emmerder personne, comme je l&#8217;avais toujours fait, ça me mettait en danger. On a profité de mon hospitalisation, et ma famille a fait en sorte que je ne revois pas mon appartement. Je suis d&#8217;abord passée par une maison de convalescence, puis, quand ils ont eu mes clés, pour me rendre service, bien sûr, quand j&#8217;ai eu perdu un peu de mon autonomie, à cause de mon bras, de mon cervelet qui me jouait des tours et me faisait perdre l&#8217;équilibre, et à cause de l&#8217;habitude d&#8217;avoir tout ou presque à demander aux blouses blanches, on m&#8217;a dit, tu verras, tu seras mieux là-bas. Mes amis ont bien essayé de dire autrement, mais les liens du sang passent avant toute chose dans le monde médical. La première question qu&#8217;ils posent à tous mes visiteurs, c&#8217;est &laquo;&nbsp;vous êtes de la famille?&nbsp;&raquo;. Alors, c&#8217;est mes nièces qu&#8217;on a écoutées quand elles ont dit que je serais mieux ici qu&#8217;en appartement. Elles ont même laissé entendre que je perdais la tête. Pourtant, au scrabble, je ne leur laisse aucune chance ! Elles ont aussi raconté que j&#8217;étais désagréable avec le personnel. Je le sais, ça m&#8217;a été rapporté. Que pouvais-je faire ? Finalement, ici, je m&#8217;habitue. Ma voisine est sympa, même si elle déprime parce qu&#8217;elle vient d&#8217;apprendre qu&#8217;elle avait Parkinson. Mes copains bravent la vision de tous les vieux qui attendent dans le hall, l&#8217;odeur latente d&#8217;urine qui accompagne la traversée, pour venir bavarder et goûter avec moi dans ma chambre. J&#8217;ai de la chance, je suis du côté &laquo;&nbsp;coquille d&#8217;œuf&nbsp;&raquo;. Du côté bleu, c&#8217;est carrément sinistre. Mes copains, ils apportent du cidre, des gâteaux, du chocolat. Mais le plus dur, c&#8217;est la nuit. Le règlement, c&#8217;est le règlement. Je n&#8217;ai jamais été incontinente. Mais comme je risque de tomber, on me met une couche. Comme je ne suis pas habituée à me laisser aller, je me retiens, et ma vessie et mes reins en souffrent. On ne peut rien changer, c&#8217;est le règlement. Y&#8217;a aussi les filles de mes copains, les vivants et les morts, qui viennent me voir. Elles sont vraiment sympas. Mais honnêtement, elles n&#8217;ont même pas l&#8217;air de s&#8217;ennuyer. On parle bouquins (je lis énormément depuis que je suis ici) et on rigole. Y&#8217;a que mes nièces qui tirent des têtes d&#8217;enterrement quand elles viennent. Pourtant, elles, elles n&#8217;ont qu&#8217;un mot à dire pour qu&#8217;on les écoute. Les autres, on leur demande : &laquo;&nbsp;Vous êtes de la famille ?&nbsp;&raquo; et ils comprennent vite qu&#8217;ils n&#8217;ont qu&#8217;à se taire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ed.</p>
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		<title>La chambre du bout du couloir</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 21:58:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gnieark</dc:creator>
				<category><![CDATA[défi n°22 - La journée d'un résident d'une maison de retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[4 heures du matin. Une des deux dames de nuit me réveille. C&#8217;est pour me changer, car oui je suis incontinent. Un peu honteux, je lui demande si c&#8217;est nécessaire, car je préférerai dormir. Elle me répond que je suis tout mouillé. J&#8217;ose lui rétorquer que ma couche est là pour ça. Elle est gentille, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>4 heures du matin.</p>
<p>Une des deux dames de nuit me réveille. C&#8217;est pour me changer, car oui je suis incontinent. Un peu honteux, je lui demande si c&#8217;est nécessaire, car je préférerai dormir. Elle me répond que je suis tout mouillé. J&#8217;ose lui rétorquer que ma couche est là pour ça. Elle est gentille, elle ; et c&#8217;est pour ça que j&#8217;ose lui dire.</p>
<p>Elle prétexte que c&#8217;est pour faciliter le travail à l&#8217;équipe de jour. N&#8217;empêche, je vais encore avoir du mal à retrouver le sommeil moi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>8 heures, Une dame en blouse entre dans ma chambre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans ma vie, je ne me suis presque jamais levé tôt. Je commençais le travail à 11 heures du matin, et finissais vers 22 heures. A la retraite, avant de devoir trouver un hospice, j&#8217;ai continué mon rythme de lève tard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je n&#8217;ai pas de chance, ma chambre ici est la première du couloir.</p>
<p>Le personnel nous réveille et fait nos toilettes. Il commence cette tâche à 8 heures et c&#8217;est généralement presque midi pour la dernière chambre du couloir. J&#8217;aimerai bien avoir cette dernière chambre pour qu&#8217;on me laisse dormir jusqu&#8217;à midi. Peut être que celui qui est dedans préférerait se lever tôt lui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Il a bien dormi ?» me demande la grosse dame en blouse. Je n&#8217;ose pas lui dire que « Avez-vous bien dormi ?» serait plus correct, et moins fuyard. Mais elle est lunatique la grosse vache, je la connais, si je la mets de mauvais poil, elle se débrouillera pour rendre les 20 minutes très pénibles. Et j&#8217;ai besoin qu&#8217;elle m&#8217;aide pour la toilette et pour m&#8217;habiller.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle a allumé la télévision. Pas pour moi, c&#8217;est elle qui la regarde pendant qu&#8217;elle travaille.</p>
<p>Je ne vais pas vous ennuyer avec les 20 minutes où cette dame était présente. En bref, toilette au lavabo. Elle était absorbée par « télé matin » et ne m&#8217;a presque pas parlé hormis pour me demander de changer de position.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois fini, elle m&#8217;a laissé pour aller continuer de regarder télé matin dans la chambre suivante. Tout propre, bien habillé et coiffé bien installé dans mon fauteuil. Ma myopie rend la lecture désagréable, et la télévision me gonfle passablement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A l&#8217;aide de mon déambulateur, je suis allé jusqu&#8217;à un salon. De la fenêtre je devine une terrasse de café. J&#8217;irai bien y lire le journal accompagné d&#8217;un petit noir serré et d&#8217;un clope. Malheureusement, la totalité de ma retraite passe dans les frais d&#8217;hébergement. Je ne peux pas avoir ce plaisir là.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Midi.</p>
<p>Nous avons tous été installés à table au fur et à mesure, au rythme du personnel. Il y a plus de trois quart d&#8217;heure pour les premiers. Certains ne mangent pas seuls. Comme des bébés, il faut leur donner à la cuillère. Probablement pour que ça aille plus vite entre deux bouchées, il me semble bien qu&#8217;on ne leur donne presque que des yaourts et des choses qui n&#8217;ont pas à être mâchées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>14 heures. « Une série de changes » est opérée. Le personnel amène tous les résidents aux sanitaires, pour soit simplement changer la couche (ils appellent ça un change, mais c&#8217;est une couche sénior). Soit, installent les personnes sur le trône. Je fais comprendre au jeune remplaçant que pour moi, ça ira, je peux pisser seul. Quelques problèmes de vessie la nuit mais sinon ça va.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une des « anciennes » tire mon pantalon pour regarder si mes sous-vêtements sont souillés. Ce n&#8217;est pas le cas, mais je me sens crétin d&#8217;avoir eu honte face à son regard suspicieux. Le petit jeune me laisse tranquille et je peux aller pisser en paix.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je ne remonte à ma chambre que beaucoup plus tard. Je préfère attendre que les allés et retours des fauteuils roulants dans l&#8217;ascenseur soient terminés. Je passe lentement dans le couloir avec mon déambulateur. Ça me laisse entendre une bonne partie de la discussion du personnel qui se trouve dans leur salle de pause.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je vais la mater celle là !»</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette phrase a piqué mes oreilles. Une aide soignante parle en ces termes de madame Duroule ; dame en fauteuil roulant, au caractère sévère, un chouilla maniaque et très exigeante certes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&#8217;arrive à ma chambre et jette un œil vers le bout du couloir. La chambre où probablement qu&#8217;on peut rester dormir jusqu&#8217;à midi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Puis je vais m&#8217;allonger sur mon lit. Il n&#8217;y a rien d&#8217;autre à faire. Le voisin avec qui je jouais aux dominos est parti dans un monde meilleur il y a quelques temps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vers 16 heures une jeune remplaçante (on est l&#8217;été) me demande doucement si je veux un gouter. C&#8217;est agréable de se faire réveiller en douceur pour une fois. Je lui demande un café.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&#8217;habitude je sors un peu dans les couloirs l&#8217;après midi, mais la lourdeur du temps m&#8217;a ôté toute énergie. Je fais une sieste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&#8217;est la demoiselle du gouter qui vient me réveiller pour me dire qu&#8217;il va falloir aller manger. Je lui demande si exceptionnellement je ne pourrai pas manger dans ma chambre car je me sens très fatigué. Je dois lui promettre que c&#8217;est une exception pour aujourd&#8217;hui. Le personnel n&#8217;apprécie pas ça, car ça les oblige à faire des pas en plus pour servir le diner.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je mange donc dans ma chambre, mais me contente du potage et du dessert. Je n&#8217;ai pas faim, Je me rendors.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La jeune fille est revenue, elle a juste ouvert la porte et est ressortie. La revoilà cinq minutes après avec une collègue. Je ne prête pas trop attention à ce qu&#8217;elles font. Je sais juste qu&#8217;à un moment, un peu plus tard un monsieur a posé un stéthoscope sur mon torse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En faisant rouler mon lit. Ils m&#8217;ont emmené dans la dernière chambre du couloir. J&#8217;étais content, demain je pourrai dormir jusqu&#8217;à midi. Cette chambre est bizarre. Sombre. La salle de bain contient une grande baignoire dans laquelle on m&#8217;a mis avec un lève malade. Une fois nettoyé, la grosse dame m&#8217;a habillé avec mon costard, que je n&#8217;avais pas mis depuis des années. Mes chaussons, Étrange comme tenue pour dormir. Le lit est froid. Je comprends qu&#8217;il est réfrigéré par en dessous. Je comprends à présent que la dernière pièce du couloir est en fait une morgue. Je peux enfin partir boire un café en terrasse avec le journal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&#8212;&#8212;</p>
<p>Petites précisions, vu que je suis quand même reconnaissable par certaines personnes malgré le pseudonyme Gnieark</p>
<p>Je ne décris aucunement des faits que j&#8217;ai pu voir ou entendre dans l&#8217;hôpital qui m&#8217;emploie actuellement. Ce dernier est une relativement grosse structure (pour de l&#8217;EHPAD) dans laquelle le personnel est formé (la plus part sont des aides soignants diplômés) et encadrés par des cadres de santé. J&#8217;ai cependant fait une compilation du pire de ce que j&#8217;ai pu voir ou entendre (et j&#8217;en ai oublié) lorsqu&#8217;étant étudiant j&#8217;ai fait du nursing dans de toutes petites maisons de retraites, où le seul encadrement du personnel (formé sur le tas) était au maximum une infirmière (voire simplement une secrétaire de direction), désabusée et présente seulement une heure ou deux par jour.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La journée d&#8217;un résident d&#8217;une maison de retraite &#8211; défi 22</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 20:16:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gnieark</dc:creator>
				<category><![CDATA[défi n°22 - La journée d'un résident d'une maison de retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour, &#160; Afin de relancer les défis au point mort depuis des mois, JohnConnorsan et moi même vous proposons le sujet suivant: &#171;&#160;La journée d&#8217;un résident dans une institution pour personnes âgées dépendantes&#160;&#187;. &#160; Bon ok, tous les deux nous travaillons en gériatrie, et même si nous ne sommes pas dans les soins nous avons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://defi-ecriture.tinad.fr/wp-content/uploads/2011/09/photo_1308213807286-1-0.jpg_reference.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-738" title="photo_1308213807286-1-0.jpg_reference" src="http://defi-ecriture.tinad.fr/wp-content/uploads/2011/09/photo_1308213807286-1-0.jpg_reference.jpg" alt="" width="512" height="341" /></a></p>
<p>Bonjour,</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Afin de relancer les défis au point mort depuis des mois, JohnConnorsan et moi même vous proposons le sujet suivant:</p>
<p>&laquo;&nbsp;La journée d&#8217;un résident dans une institution pour personnes âgées dépendantes&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bon ok, tous les deux nous travaillons en gériatrie, et même si nous ne sommes pas dans les soins nous avons une vision de l&#8217;intérieur avec un chouilla de recul, mais je serai curieux de lire vos points de vue.</p>
<p>Aucune obligation de rédiger quelque chose de réaliste, et pas de contraintes en nombre de mots</p>
<p>A vos claviers!</p>
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		<title>Défi n°21: dans la peau de&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Feb 2011 09:05:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zapette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°21: dans la peau de...]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous vous réveillez un beau matin et&#8230; ô surprise, ce n&#8217;est plus vous dans la glace, mais une personnalité connue (chanteur, acteur, personnage politique, historique&#8230;) et allez vivre une journée entière dans la peau de ce personnage (le rêve prendra fin au réveil de la journée suivante, c&#8217;est bête hein&#8230;). Allez, hop, à vos claviers, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://defi-ecriture.tinad.fr/wp-content/uploads/2011/02/la-piratessa-penelope-cruz.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-712" title="Penelope Cruz" src="http://defi-ecriture.tinad.fr/wp-content/uploads/2011/02/la-piratessa-penelope-cruz-263x300.jpg" alt="" width="263" height="300" /></a>Vous vous réveillez un beau matin et&#8230; ô surprise, ce n&#8217;est plus vous dans la glace, mais une personnalité connue (chanteur, acteur, personnage politique, historique&#8230;) et allez vivre une journée entière dans la peau de ce personnage (le rêve prendra fin au réveil de la journée suivante, c&#8217;est bête hein&#8230;).</p>
<p>Allez, hop, à vos claviers, je vous laisse jusqu&#8217;au samedi 19 février pour poster votre journée &laquo;&nbsp;dans la peau de&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p><em><span style="color: #000080;"><span style="text-decoration: underline;">Edit du 20 février</span>: okay, je vous laisse une semaine de plus (et à moi aussi !!!). Euh, sinon, c&#8217;est normal que je n&#8217;ai plus le pavé pour mettre des commentaires ???</span></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Valse à quatre temps</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Feb 2011 20:37:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johnconnorsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Bientôt trois mois, que dis-je quatre! Une chute, un avc plus tard, une absence. Je ne pourrai jamais vous dire que notre entente fut parfaite. Ce fut juste tumultueux, distant même. Vous dire également que j’aurai aimé une relation simple, intime, est un doux euphémisme mais il est des êtres avec lesquels rien n’est simple. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bientôt trois mois, que dis-je quatre! Une chute, un avc plus tard, une absence. Je ne pourrai jamais vous dire que notre entente fut parfaite. Ce fut juste tumultueux, distant même. Vous dire également que j’aurai aimé une relation simple, intime, est un doux euphémisme mais il est des êtres avec lesquels rien n’est simple. Chaque satellite familier gravitait autour d’elle grâce à cette force d’attraction aussi commune que navrante qu’est le chantage. Vous dire qu’elle en avait conscience, non peut être même pas. C’est peut être pire. Je n’ai jamais su si elle aimait vraiment. Elle s’émerveillait sur la carrière du fils de la voisine d’à côté, vous donnant l’impression d’être le dernier poulbot de Paris, puis replongeait dans les méandres de sa vie, virevoltait autour du petit dernier fraichement arrivé, et finissait par pilonner le satellite qui n’était décidément pas comme les autres, dans cet univers où elle se mouvait très à l’aise. Jouant des cordes sensibles des intérêts personnels, elle n’en sortait que pour tanser vertement ceux qui refusaient de s’y faire enfermer. Sans être un clone de tati Daniel, ces paroles acerbes claquaient avec cette petite mélodie si, comment dire, si…. « oh mais j’ai pas dit ça pour ça, faut pas le prendre mal. Tu prends tout mal. Oh bah, maintenant je dirais plus rien… ». Cela vous dit quelque chose ? N’allez pas croire que je ne l’aimais pas. Bien au contraire. Pas un amour imposé par le fait même de la parenté, non, je l’aimais. Point. J’aurais aimé une relation simple, intime, un lien. Juste le temps d’un partage, qui n’en fut pas un. Un temps, pour un ouvrage à peine construit, à toujours inachevé. Il est des êtres, avec qui, rien n’est simple. Hélas.</p>
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		<title>1,2,3,4…</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 19:50:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emma</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Bientôt trois mois, que dis-je quatre! Ce concours aura ma faim. Plus que 6 et j&#8217;atteins les 100000 points. Je m&#8217;éclate, par contre choper une cible comme le concours veut ça devient compliqué. Une par mois, 10 mois, en fait c&#8217;est long. J&#8217;en ai marre de ma planquer avec ma caisse pour les trouver. On [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bientôt trois mois, que dis-je quatre!</p>
<p>Ce concours aura ma faim. Plus que 6 et j&#8217;atteins les 100000 points. Je m&#8217;éclate, par contre choper une cible comme le concours veut ça devient compliqué. Une par mois, 10 mois, en fait c&#8217;est long. J&#8217;en ai marre de ma planquer avec ma caisse pour les trouver. On dirait qu&#8217;ils se planquent de mieux en mieux.</p>
<p>En même temps, on avait eu une super idée de concours quand même. Après ces foutus bouteilles, on en a des idées connes.  Le premier, c&#8217;était facile, ils n&#8217;avaient pas peur à l&#8217;époque. Le second, je me le suis fait par hasard, en allant bosser.</p>
<p>Mais bon, après ça, j&#8217;ai pas pu retourner au boulot, tous ces morts ont commencé à attirer l&#8217;attention. Je ne pouvais plus sortir de ma planque. Bon en même j&#8217;suis pas à plaindre ma planque, c&#8217;est une résidence privée emplie de friqués. D&#8217;ailleurs, pour le troisième, je n&#8217;ai même pas eu à sortir du parking. Il était là, paumé, je l&#8217;ai achevé à coup de pare-choc d&#8217;audi R8. C&#8217;est con y a des traces, la peinture si belle est mouchetée.</p>
<p>Pour le quatrième, ça a été plus compliqué. J&#8217;ai du sortir du parking souterrain, faire le tour de la résidence, une, deux, trois fois et même une quatrième; là je l&#8217;ai vu. Avec le poil abricot, et je l&#8217;ai shooté&#8230;.</p>
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		<title>les 20&#8230; et un</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Jan 2011 15:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zapette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°20 Toc toc toc]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle sortait de la fac, comme chaque jour, avec son petit cartable peu épais. Il faut bien avouer que, les études, c&#8217;était en attendant de savoir ce qu&#8217;elle avait réellement envie de faire de sa vie. Pour le moment, ça lui était bien égal, elle profitait d&#8217;être encore chez ses parents et de son statut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle sortait de la fac, comme chaque jour, avec son petit cartable peu épais. Il faut bien avouer que, les études, c&#8217;était en attendant de savoir ce qu&#8217;elle avait réellement envie de faire de sa vie. Pour le moment, ça lui était bien égal, elle profitait d&#8217;être encore chez ses parents et de son statut d&#8217;étudiante pour se payer du bon temps: sorties ciné avec ses copines, shopping tous les samedis et, de temps en temps, une partie de jambes en l&#8217;air avec l&#8217;un des nombreux représentant mâles qui fréquentaient également l&#8217;université. Mais, rien de sérieux, avoir une relation suivie, très peu pour elle, c&#8217;était un concept qu&#8217;elle jugeait vieillot, tout juste bon pour ses parents. Elle était jeune et comptait bien en profiter encore un peu&#8230;</p>
<p>Arnaud marchait derrière elle, il la rejoignit en quelques pas. Elle l&#8217;aimait bien,il était plutôt mignon, étudiait en deuxième année de pharmacie, ils avaient couché ensemble quelques semaines plus tôt, après une soirée bien arrosée. Depuis, elle ne l&#8217;avait croisé que deux ou trois fois, mais ni lui, ni elle, n&#8217;avait engagé quoi que ce soit de plus. Quand il fut à sa hauteur, il n&#8217; y alla pas par quatre chemins, un de ses amis de pharma faisait une soirée le lendemain, il lui proposa de l&#8217;accompagner.</p>
<p>Il passa la prendre à la sortie de la fac le lendemain, la soirée se déroulait quelque part en banlieue, ils avaient le temps d&#8217;aller prendre un verre avant d&#8217;y aller. Lorsqu&#8217;ils arrivèrent, la soirée battait déjà son plein, garçons et filles se déhanchaient sur les rythmes endiablés d&#8217;une musique techno poussée à fond, l&#8217;alcool coulait à flots dans les verres, les gosiers et les veines.</p>
<p>Ils s&#8217;épuisèrent en dansant et en buvant plus qu&#8217;il n&#8217;était raisonnable, ils s&#8217;embrassèrent à pleine bouche, la soirée touchait à sa fin, et il ne restait plus qu&#8217;une vingtaine de jeunes gens. Arnaud enlaça Chloé et l&#8217;emmena à l&#8217;étage, il avait emmené une bouteille avec lui, il la fit encore boire. Elle s&#8217;écroula sur le lit, complètement saoule, sa vision n&#8217;était plus que parcellaire. Arnaud commença à la déshabiller, elle le laissa lui faire l&#8217;amour, elle ne ressentait plus grand chose, son esprit, son sexe, tout était embrumé dans les vapeurs d&#8217;alcool. Ce n&#8217;est que lorsqu&#8217;il eut terminé qu&#8217;elle s&#8217;aperçut qu&#8217;ils n&#8217;étaient pas seuls dans la chambre, d&#8217;autres garçons avaient assisté à leurs ébats, elle en vit deux ou trois qui se masturbaient encore, les autres l&#8217;encerclèrent. Elle voulut crier, se débattre, mais l&#8217;alcool ingurgité la paralysait. Elle sentit bientôt des mains la toucher brutalement, des sexes la pénétrer, ce n&#8217;était plus Arnaud, mais où était-il passé ???</p>
<p>En tournant légèrement la tête, elle l&#8217;aperçut, se masturbant lui aussi en la regardant se faire prendre par tous ses copains. Ce ne furent pas un, deux, ou même trois étudiants qui la violèrent ce soir là. Non, ce furent bien vingt jeunes hommes, tous saouls, ivres de brutalité et de sexe qui s&#8217;introduisirent en elle à tour de rôle&#8230;</p>
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