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	<title>Défi d&#039;écriture</title>
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		<title>café</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 19:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gnieark</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°18: Un pti café?]]></category>

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		<description><![CDATA[L’américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café. _Vous savez qu&#8217;on vous&#8217;observe? fit-il. _Oui, mais ce n&#8217;est qu&#8217;en semaine j&#8217;ai encore quelques heures pour noyer le poisson dans des tasses de café. _Vous vous en êtes rendu compte comment? Leamas expliqua qu&#8217;il s&#8217;était rendu compte que l&#8217;ensemble du lieu avait été visité pendant plusieurs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://defi-ecriture.tinad.fr/wp-content/uploads/2010/08/café.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-590" title="café" src="http://defi-ecriture.tinad.fr/wp-content/uploads/2010/08/café-1024x489.jpg" alt="" width="493" height="236" /></a></p>
<p>L’américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café.</p>
<p>_Vous savez qu&#8217;on vous&#8217;observe? fit-il.<br />
_Oui, mais ce n&#8217;est qu&#8217;en semaine j&#8217;ai encore quelques heures pour noyer le poisson dans des tasses de café.<br />
_Vous vous en êtes rendu compte comment?</p>
<p>Leamas expliqua qu&#8217;il s&#8217;était rendu compte que l&#8217;ensemble du lieu avait été visité pendant plusieurs heures par la même personne. Des visites il y en avait tout le temps, c&#8217;était le but. par contre sur une telle durée et plus de trente pièces c&#8217;est rare et donc louche.<br />
_Vous avez su qui c&#8217;était?<br />
_Oui, j&#8217;administre le proxy du visiteur, ce n&#8217;était pas tres difficile.<br />
_Nous utilisons les mêmes méthodes à la NSA, sauf que nous sommes le proxy du monde entier.</p>
<p>Leamas proposa un sucre à l&#8217;américain qui fit un geste de refus puis continua son explication. Il y avait un nouveau local. Il s&#8217;était arrangé pour que ce soit annoncé à différents réseaux auxquels &laquo;&nbsp;ils&nbsp;&raquo; n&#8217;avaient pas accès. Il ne voulait pas qu&#8217;&nbsp;&raquo;ils &laquo;&nbsp;le découvrent.<br />
_D&#8217;où cette tasse de café?<br />
_Oui je compte aussi rajouter une notice technique bien imbuvable pour les rebuter.<br />
_Pas terrible comme protection. Votre visiteur, vous savez l&#8217;identifier? Et si vous cachiez le local rien que pour lui?<br />
_Ah ouais pas bête. Je vous remercie infiniment du conseil.<br />
_Nous ne sommes pas la NSA pour rien. fit-il en terminant son café.</p>
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		<title>Dédale, enfer et folie</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Aug 2010 11:12:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zofia</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°18: Un pti café?]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café. Elle était pour l&#8217;instant la seule à être sortie – vivante – du ParK*. Épuisée, sale, les habits déchirées, les traits tirés et le sourire presque effacé, elle était apparue sur la place dans la lumière rouge du soleil couchant. C&#8217;était une place de village, dallée, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">L&#8217;américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café. Elle était pour l&#8217;instant la seule à être sortie – vivante – du ParK*. Épuisée, sale, les habits déchirées, les traits tirés et le sourire presque effacé, elle était apparue sur la place dans la lumière rouge du soleil couchant. C&#8217;était une place de village, dallée, où la végétation courait, disparate et sauvage ; des colonnes corinthiennes et ioniques se mélangeaient, certaines étaient brisées, d&#8217;autres incomplètes. Au fond de la place, il y avait un bar. L&#8217;unique bar du parc. Une sorte de paillote avec son toit jaune et ses murs de bambou bruns, une paillote digne d&#8217;un plage de Tahiti. Mais l&#8217;endroit où on était, ne ressemblait en rien à une île paradisiaque bordée de sable blanc&#8230;</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">L&#8217;américain tenait ce bar depuis toujours, on ne savait pas très bien à quelle époque il était arrivé, un jour, il était là, c&#8217;était comme ça. Il n&#8217;y avait pas beaucoup de clients et d&#8217;ailleurs ils ne payaient jamais rien. C&#8217;était compris dans le ticket d&#8217;entrée. L&#8217;américain était présent et toute la journée, il attendait.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Dès qu&#8217;une silhouette apparaissait, il la jaugeait. Elle se rapprochait, parfois trainant la patte parfois d&#8217;un mouvement énergique ; et le temps qu&#8217;elle traverse la place, il décidait de ce dont elle avait besoin pour se requinquer.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Leamas avait débouché en courant, pressée d&#8217;en finir et en même temps trop faible pour aller plus vite. Un coup d&#8217;œil. Café bien serré. Peut-être même deux ou trois.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: center;">*</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Pourtant la journée de Leamas avait commencé comme une fête&#8230;</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Il était moins de 5 heures du matin quand ses copines l&#8217;avaient réveillé en piaillant et bouteille de champagne à la main. C&#8217;était son enterrement de vie de jeune fille. Elle ignorait le programme qu&#8217;on lui réservait mais elle en imaginait les contours : alcool, défis idiots, rigolades, chippendales, peut-être quelques joints et la fête jusqu&#8217;au lendemain.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Mais dans la clarté matinale, ce n&#8217;était pas tout à fait ce qui s&#8217;était passé. Elles avaient pris la voiture, puis l&#8217;avion direction l&#8217;Afrique. Rien que cela était surprenant. Les filles étaient excitées, elle se demandait à quoi aller ressembler cet enterrement.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Finalement elles s&#8217;étaient retrouvées dans un hélico, yeux bandés, avec d&#8217;autres visiteurs. Le nom du ParK tournait dans les conversations des passagers.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Quand elles purent enlever leur bandeau, elles étaient sur une esplanade de verdure, elles avaient levé les yeux vers une immense cascade qui chutait, grouillante, dans un lac à proximité. Surprise, Leamas avait à peine écouté les explications de l&#8217;accompagnateur, elle avait simplement compris que ses copines lui avaient offert une journée dans une sorte de parc d&#8217;attraction&#8230;</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: center;">*</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le moniteur avait divisé le groupe en équipes de deux, on distinguait au moins huit entrées différentes, des chemins qui partaient dans toutes les directions. Une carte, une boussole, une bouteille d&#8217;eau, unique matériel pour ce qui commençait à ressembler à une véritable expédition. Des bribes du discours de bienvenue lui revenaient à l&#8217;esprit « <em>vous trouverez d&#8217;autres objets sur le parcours, si vous savez où chercher</em> » «<em> une voie peut cacher d&#8217;autres voies</em> » « <em>le but : faire le tour avant la nuit </em>». Elle ne comprenait pas le sens de cette présentation énigmatique, il était pourtant à prendre au premier degré.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">7h30. Un gong venait de retentir. C&#8217;était le début.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: center;">*</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle regarda sa carte et vit sous ses yeux le territoire européen, du Portugal jusqu&#8217;à la frontière Russe, de la Méditerranée jusqu&#8217;au cercle polaire. Chaque pays représentait une « salle », chaque salle était le décor d&#8217;un paysage géographique bien précis, steppe, toundra, forêt de conifères, prairies&#8230;</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">C&#8217;est ainsi que Leamas entra dans la Norvège pour sa première étape. Ce qui n&#8217;était qu&#8217;un jeu devint rapidement autre chose&#8230;</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: center;">*</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">La future mariée traversa un maquis labyrinthique, végétation basse, chaude, étranglée. Des bruyères violettes de plus de deux mètres de haut barraient le moindre chemin, la moindre faille. En quelques minutes, Leamas s&#8217;était complètement isolée. Les pierres roulaient sous ses pieds, les odeurs des romarins et genévriers étaient entêtantes. Le terrain descendait en pente. Elle se cogna à un objet métallique pendu à un chêne vert, le soleil tapait fort au travers des feuillages. Elle leva les yeux : une machette ancienne mais à la lame bien aiguisée. Le guide disait donc vrai.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle passa la Suède dans une savane inondée digne d&#8217;un delta Africain du Niger ou de Namibie, où elle échappa de peu à un crocodile. Puis la toundra en Finlande, elle se nourrit de baies mauves accrochées à des arbustes espérant ne pas finir comme le héros d&#8217;Into the Wild&#8230;</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle allait vite, sans pause, et commençait à se fatiguer. Si elle devait parcourir une Europe climatique même de taille réduite, elle devait garder des forces.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">En traversant une taïga gelée qui représentait la Pologne, elle crut mourir de froid. Sous les conifères blancs et glacés, ses pas dans la neige laissaient des marques. Et dans une mare où la température négative avait solidifiée l&#8217;eau, elle trouva un sac étanche et dedans une polaire et des gants. Elle eut envie de pleurer.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle avança jusqu&#8217;à la frontière italienne en sillonnant une steppe quasiment désertique, elle y avait croisé quelques ibex et hermines. Et aux abords de l&#8217;Italie elle plongea carrément sous l&#8217;eau. Rapidement, elle trouva un équipement de plongée mais ne vit pas le harpon bien dissimulé.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le fond marin regorgeait de ruines, d&#8217;algues vertes, de coraux de couleurs vives et d&#8217;animaux. Leamas préférait ne pas s&#8217;attarder, de peur voir surgir requins blancs ou pieuvres géantes.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle ne savait plus où elle était, où elle allait, l&#8217;heure qu&#8217;il était. Elle ne savait plus si elle était dans ce parc depuis des jours ou seulement quelques heures. Elle avait faim et soif.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Perdue dans son désespoir, elle passa trop près d&#8217;un rocher et vit, trop tard, la murène. Elle lui arracha un morceau de chair de son avant-bras et partit aussi vite. Le sang commençait déjà affluer. Et dans sa pensée, sang égal requin.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Piochant dans ses ultimes ressources, elle bâtit des pieds plus fort, plus vite. Par chance, elle finit par s&#8217;échouer lamentablement sur la plage de sable fin.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle ne savait pas pourquoi elle continuait à avancer, à parcourir des terres hostiles sans rencontrer âme qui vive. Elle aurait très bien pu s&#8217;assoir et attendre, baisser les bras, rendre les armes, instinctivement, elle sentait que son salut reposait dans le mouvement.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: center;">*</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">La jolie brune pénétra en France, dominée par une brousse sèche et habitée. De loin, elle voyait des girafes grignotant des feuilles d&#8217;acacia et quelques hippopotames trempant dans la boue d&#8217;une mare presque à sec. Dans les hautes herbes, elle remarqua un groupe de formes qui avançaient puis une crinière dépassa du lot. Lions, peut-être lionnes et lionceaux. Un coup de feu fit s&#8217;envoler les rares oiseaux. Décidément, on avait tout prévu, il y avait même des braconniers. Et quand une balle rasa l&#8217;écorce de l&#8217;arbre derrière lequel elle se cachait, Leamas comprit que ce n&#8217;était pas sur les fauves qu&#8217;ils tiraient&#8230;</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle courut. L&#8217;enfer de la savane venait de la laisser pantelante, fébrile et elle devait faire face à un nouveau territoire, le bout n&#8217;arrivait pas, tout s&#8217;enchaînait trop vite.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le désert du Colorado avec son herbe basse, jaune, ses clichés de crânes abandonnés, ses rocs rouges s&#8217;érigeant en plein milieu et la chaleur surtout. Leamas abandonna la polaire et les gants. Vaguement, elle s&#8217;interrogea sur la possibilité de créer un monde tel que celui dans lequel elle était en train d&#8217;évoluer : comment avait-on pu créer des climats aussi changeant d&#8217;un mètre à l&#8217;autre ? Le propriétaire du ParK, surement un fou mégalomane, avait dû y mettre le prix.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: center;">*</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Leamas ne le savait pas mais elle s&#8217;approchait doucement de sa dernière étape, la nuit était quasiment tombée. On aurait dit que dans cet espace-temps, les journées de 24 heures n&#8217;avaient pas cours, remplacées par des journées de 36 ou 48 heures. Dans cette partie du monde, le jour et la nuit étaient comme abolis. Le fou avait-il le moyen de contrôler et distordre le temps ?!</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle entra dans une terre hollandaise bordée de mangroves remplies de piranhas, atteint un sol ferme. Forêt tropicale, chaleur, moiteur, fleurs carnivores et des grosses gouttes entaillaient la végétation. Une pluie torrentielle compléta le décor.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle fut trempée en quelques minutes, la boue ralentissait sa progression, elle écrasa une mygale, échappa à un scorpion. Elle imaginait tout ce qui pouvait se trouver dans la jungle : panthère noire, serpents, lianes vivaces, grenouille toxique, peuple indigène ? Impossible de freiner son cerveau qui travaillait mécaniquement la submergeant d&#8217;images de documentaires plus ou moins terrifiantes.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le terrain changea et elle fit face à une jungle plus aérée. Passa un porche de pierres vertes. Leamas entra dans un temple qui ressemblait à ceux de Bali ou Bornéo. Des noms idylliques qui, jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, la faisaient voyager. Rien ne serait plus comme avant.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle eut le choix entre une chemin de rocaille qui grimpait au chemin de ronde du temple ou y passer en plein milieu. Elle grimpa et débuta une ascension périlleuse, les roches recouvertes de mousse glissaient, la vétusté du bâtiment le rendait branlant et certaines parties menaçaient carrément de s&#8217;effondrer sur son passage.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Elle tombait, se relevait, rampait, s&#8217;écorchait les mains en griffant la terre. L&#8217;averse ne cessait pas, ses cheveux bruns lui collaient au visage et lui bouchaient la vue. Elle ne vit pas la crevasse qui tranchait le sentier. La chute de 3 mètres fut brutale.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">La jeune femme resta étendue dans une rigole du temple, ruisselante d&#8217;eau, le visage amoché, évanouie. Du temps passa.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">Le serpent jaune et noir, de sa peau glacée longea le corps inerte, le frôlant. Un sursaut, un souffle, un cri !</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">La saignée de pierres courrait le long du temple à plusieurs mètres du sol comme suspendue. Leamas n&#8217;avait plus de courage et pour son mariage, elle aurait le nez cassé. Celle-ci se traina, plus le choix, plus l&#8217;envie.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">C&#8217;était laborieux, elle se sentait comme un soldat en plein stage de la légion étrangère. Sa carte indiquait « Mer du Nord », elle s&#8217;attendait à une nouvelle épreuve désert de cailloux ou volcan en éruption, elle franchit le portique debout et atterrit sur une esplanade pavée.</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: center;">*</div>
<div id="_mcePaste" style="text-align: justify;">La jolie brune que l&#8217;Américain n&#8217;avait pas cessé de regarder venait de s&#8217;endormir, tête posée sur la table, après son troisième café.</div>
<div style="text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: right;"><span style="font-weight: normal;">* Librement inspiré du roman Le ParK de Bruce Bégout et d&#8217;un de mes cauchemar&#8230;</span></p>
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		<title>Why ?</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 08:16:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johnconnorsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[L’américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café en le toisant comme un américain peu toisé un anglais. L’amerlock les avait plus grosses que le rosbif. Evidemment. Les dents plus blanches, et une carrure de Marines. Caricaturale. John Connor. Il devait s’appeler. Comme tous les agents du FBI/CIA/DEA et compagnie. « sans sucre ; merci ». Américains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café</em> en le toisant comme un américain peu toisé un anglais. L’amerlock les avait plus grosses que le rosbif. Evidemment. Les dents plus blanches, et une carrure de Marines. Caricaturale. John Connor. Il devait s’appeler. Comme tous les agents du FBI/CIA/DEA et compagnie. « sans sucre ; merci ». Américains et anglais ne s’appréciaient guère. Sauf depuis que des gars, un 11 septembre se sont invités à la fête. On est devenu « copains »… semble-t-il. On se dit « Hi, how are you ? » courtoisement maintenant. Même si au fond, on s’en fout.  On se rabiboche au nom de la liberté ou des intérêts nationaux ? Peu m’importe de toute façon.</p>
<p>Il vous faut savoir que réveiller une taupe dormante c’est assez facile. Plus facile que de programmer un réveil made in China, où après avoir lu la notice en polonais parce que plus facile à comprendre que celle en français vous l’écrasez contre le mur d’en face sans piper mot. Sans rage. J’aime pas ramasser. « Les sanglots longs des violions de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone », surligné dans un prospectus, et  l&#8217;alarme ding dans votre cerveau. « Tiens, c’est l’heure ». Vous pensiez à quoi : un sms et hop ?? Non mais ça va pas non ? Nous sommes des pros ! M’enfin ! Drôle de façon de se faire réveiller, je suis d’accord. Le café Gondrée, première maison libérée de France, le théâtre. Drôle d’endroit pour un réveil. Pourquoi l’avait-on réveillé  ? Pourquoi ici ? Une « chasse au trésor » ? C’est ça ? Depuis son retour de l’Est, Leamas était tranquille et aurait bien voulu le rester. Qu’on lui foute enfin la paix avec les photos dans une enveloppe, les planques crevantes, les agents « double », « triple voir quadruple » ! Maintenant c’est seulement le whisky qui était double. Une pesante humeur, commune à tous les hauts lieux de l’Histoire, s&#8217;y faisait sentir. Lizzie se baladait comme une badaude près de « Pegasus Bridge », inspectant un char Avre, vestige. Comme Leamas. Vestige. « OK». Un ex-espion, vrai chef de réseau à l’Est, vrai agent double, qu’il devait tuer, qui finalement lui sauve la vie, qui finalement se fait quand même tuer. Chercher l’erreur. Leamas sait maintenant que quelqu’un, quelque part le cherche. Quelqu’un, quelque part sait, que l’autre sait.La raison, on s&#8217;en fout aussi. De toute façon, une fois mort, les raisons&#8230;</p>
<p>Lizzie ? Une profonde lassitude s’emparait de lui. Ses yeux bleus pâles plongeaient dans ses yeux à points d’interrogations. Le silence de ceux qui se comprennent sans mot. Fuir à nouveau. Amérique du Sud, un enfant. Oui, le Brésil, par bateau. Petit village. Juste VIVRE. Le grand luxe quoi !</p>
<p>Why ?</p>
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		<title>L&#8217;infiltré</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 14:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Zapette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°18: Un pti café?]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café. Déjà la troisième, et ça ne faisait pas dix minutes qu&#8217;il était arrivé. Il lui fallait bien ça à Leamas, rencontrer l&#8217;Américain n&#8217;était pas banal dans le milieu. Personne ne l&#8217;approchait jamais, les affaires ne se traitaient qu&#8217;avec ses lieutenants, même son identité était inconnue de tous, y compris de ses plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café. Déjà la troisième, et ça ne faisait pas dix minutes qu&#8217;il était arrivé. Il lui fallait bien ça à Leamas, rencontrer l&#8217;Américain n&#8217;était pas banal dans le milieu. Personne ne l&#8217;approchait jamais, les affaires ne se traitaient qu&#8217;avec ses lieutenants, même son identité était inconnue de tous, y compris de ses plus proches amis, on l&#8217;appelait l&#8217;américain, point. Des mois que Leamas avait commencé cette mission d&#8217;infiltration, il leur avait fallut des années de préparation pour enfin arriver à lui. Puis, Leamas, en personne, désigné pour infiltrer le milieu, mener une double vie, brouiller les pistes, se faire accepter par cette pègre qui pourrissait toutes les strates de la société. C&#8217;était vraiment un gros coup, s&#8217;il y arrivait, c&#8217;est toute une organisation mondiale que Leamas ferait tomber, les ramifications s&#8217;étendaient sur tous les continents, jusqu&#8217;en Asie. Et, il l&#8217;aurait enfin sa promotion de commissaire. Mais, pour le moment, il devait se concentrer et ne pas perdre le fil de la discussion qui s&#8217;engageait. Pourtant, malgré les cafés, il se sentait comme groggy, ensuqué&#8230; Etait-ce la chaleur de cette chaude journée de juillet, ou toute la fatigue accumulée depuis des mois qui lui tombait dessus au moment où il avait besoin de toutes ses facultés ? Ses paupières se faisaient de plus en plus lourdes, comme si une chape de plomb lui tombait soudainement dessus, ses oreilles bourdonnaient et il n&#8217;entendait plus qu&#8217;un léger brouhaha. Pourtant, l&#8217;Américain lui souriait, il voyait bien que Leamas ne se sentait pas bien, mais il n&#8217;essayait pas de l&#8217;aider, ni personne d&#8217;autre dans la pièce. Leamas tenta de parler, mais aucun son audible ne sortit de sa bouche, il essaya de se mettre debout, tout tanguait autour de lui. L&#8217;Américain lui souriait en lui désignant sa tasse de café&#8230; Le café&#8230; Leamas eut à peine le temps de comprendre qu&#8217;il ne serait jamais commissaire et qu&#8217;on avait découvert sa couverture, qu&#8217;il s&#8217;écroulât au sol, terrassé par le poison.</p>
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		<title>Autour d’un mot</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 08:51:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Constant Delattre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous le béret bien clarifier Le mythe du progrès social A seule fin de bien caresser L’idée d’égalité sociale. Tonner pour exterminer Toute ségrégation sociale Et désormais enjoliver Population en classes sociales. Evidemment occasionner Actions d’intégration sociale, D’outils largement équiper Toute délégation sociale. A chaque occasion engager Une juste lutte sociale, Sur banderoles consigner Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le béret bien clarifier<br />
Le mythe du progrès social<br />
A seule fin de bien caresser<br />
L’idée d’égalité sociale. </p>
<p>Tonner pour exterminer<br />
Toute ségrégation sociale<br />
Et désormais enjoliver<br />
Population en classes sociales.</p>
<p>Evidemment occasionner<br />
Actions d’intégration sociale,<br />
D’outils largement équiper<br />
Toute délégation sociale.</p>
<p>A chaque occasion engager<br />
Une juste lutte sociale,<br />
Sur banderoles consigner<br />
Les revendications sociales.</p>
<p>A chaque occasion projeter<br />
L’image du conflit social<br />
Inlassablement répéter<br />
Les craintes du déclin social.</p>
<p>A tout moment bien dénoncer<br />
Risques de régression sociale,<br />
Ne pas oublier de chanter<br />
Vertus de cohésion sociale.</p>
<p>Régulièrement demander<br />
Un plus de minimum social ;<br />
Ne pas manquer d’en ajouter<br />
Sur la disparité sociale. </p>
<p>Faire assidument débarquer<br />
Charmantes assistantes sociales<br />
En charge de bien formuler<br />
Incomparable cas social.</p>
<p>Juste avant de propulser<br />
Le bienveillant Samu social<br />
Sans oublier de déplorer<br />
L’absence d’un service social. </p>
<p>Faire abondamment édifier<br />
Superbe logement social<br />
Pour ne pas désorienter<br />
Effort de Politique sociale.</p>
<p>Spécialement bien renfoncer<br />
Notre démocratie sociale<br />
Brûlant parfois de détaler<br />
Aux portes d’une Europe sociale </p>
<p>Bêler toujours pour cuirasser<br />
Notre protection sociale,<br />
A seule fin de  renflouer<br />
Notre sécurité sociale,   </p>
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		<title>Défi 17 Elle était si jolie</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 14:01:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Constant Delattre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°17, l'incipit]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne l’avais pas revue depuis presque dix années, le temps de ma retraite. Aucune raison alors de rencontres qui ne figuraient que dans la catégorie professionnelle même si à l’occasion de déjeuners pris au restaurant, avant ou après notre réunion de travail, il nous arrivait de sortir du sujet pour caboter sur des flots [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne l’avais pas revue depuis presque dix années, le temps de ma retraite. Aucune raison alors de rencontres qui ne figuraient que dans la catégorie professionnelle même si à l’occasion de déjeuners pris au restaurant, avant ou après notre réunion de travail, il nous arrivait de sortir du sujet pour caboter sur des flots plus badins. De plus je m’étais éloigné de plusieurs lieues de l’endroit où elle habitait.<br />
Puis, un jour, un message qui m’annonce qu’elle garde le meilleur souvenir de nos conversations ! Qu’elle a envie de me revoir, qu’aujourd’hui elle peint, qu’elle se cherche un mécène ! Et que séjournant dans ma région elle serait heureuse de me rejoindre dans petit bistrot en souvenir du bon vieux temps !<br />
Elle est toujours aussi jolie ; seules quelques petites ridules au coin des yeux affichent que sa fille va passer le bac ; qu’elle ressemble à son père : les copains d’abord ! D’ailleurs elle a fini par divorcer.<br />
Que me passe t-il alors par la tête qui me fait lui demander : « pourquoi divorcer » ? Et elle de me répondre : « pour me remarier » !<br />
Je devais être troublé bien plus que je ne le pensais pour retrouver le ton de nos aimables joutes d’hier lorsque je m’entendis lui affirmer que le mariage était à l’amour ce que les fils sont aux haricots verts !<br />
Depuis elle boude sans que je sache si elle a cru vraiment à mon argumentation qui consistait à lui avouer que j’écrivais et que je me cherchais un style qui s’apparente à une forme de surréalisme s’efforçant d’associer des mots que rien ne rapprochent si ce n’est l’image qu’ils peuvent inspirer !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Défi n°18 : un pti café ?</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 14:35:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°18: Un pti café?]]></category>

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		<description><![CDATA[Leamas était confortablement installé au soleil, à la terrasse de cet hôtel libanais. L’américain était arrivé depuis une quinzaine de jours, pour préparer les négociations, contacter son ambassade, si jamais il avait besoin d’aide, visiter un peu la ville. Il était descendu à l’hôtel, incognito, sous un faux nom. Il portait une chemise bleu ciel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Leamas était confortablement installé au soleil, à la terrasse de cet hôtel libanais. L’américain était arrivé depuis une quinzaine de jours, pour préparer les négociations, contacter son ambassade, si jamais il avait besoin d’aide, visiter un peu la ville. Il était descendu à l’hôtel, incognito, sous un faux nom. Il portait une chemise bleu ciel assortie à la couleur de ses yeux et un pantalon de lin bleu marine. Il arborait l’air décontracté du parfait touriste, pour ne pas éveiller les soupçons éventuels de la police locale.<br />
John restait toujours élégant quelque soit sa tenue. Lorsqu’il se sentait un peu embarrassé, il passait la main dans son épaisse chevelure aux tempes argentées. Les femmes le trouvaient très séduisant, mais son métier l’empêchait de construire une vie de famille ou même une liaison suivie. Trop de voyages. Il ne pouvait pas non plus se laisser aller à des confidences sur l’oreiller, elles risquaient de lui être fatales.<br />
Il tendit à Leamas une nouvelle tasse de café. Leamas avait le visage fermé. L’américain devinait à son nom ses origines grecques et son goût pour le café. Leamas avait un visage fin, des yeux noirs perçants. Même si John rencontrait Leamas pour la première fois, il décelait chez lui une certaine faculté à se fondre dans la masse, mais aussi l’énergie nécessaire pour se battre en cas de besoin. Leamas faisait-il partie d’un groupe armé ? La négociation s’annonçait difficile entre ces deux hommes qui s’observaient, se jaugeaient. John tentait d’amadouer Leamas par un accueil chaleureux. Il avait apporté dans ses bagages le contrat à signer, mais un élément important lui manquait, qui était le client final.<br />
Leamas n’était qu’un intermédiaire. La livraison s’effectuerait-elle en Afrique, au Moyen-Orient, pour une faction indépendantiste minoritaire ou pour une nation en guerre ? En quelle monnaie serait-il payé ? Quels étaient les enjeux politiques, économiques ?<br />
John s’était vu confier cette mission par son gouvernement et il savait toute la confiance qu’on mettait en lui. On ne lui avait donné que le nom de l’hôtel et celui de son interlocuteur. Il avait quelques jours devant lui et décida de prendre son temps.<br />
- Eh bien Leamas, si nous dînions ensemble ce soir, histoire de faire plus ample connaissance. Disons vingt heures au restaurant de l’hôtel.<br />
Une vente d’armes ne se négocie pas à la va-vite. Mettre l’autre en confiance sans pour autant trop se dévoiler, John avait l’habitude de ce type de situation.</p>
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		<title>Défi n°18 : un pti café ?</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 13:59:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°18: Un pti café?]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai reçu un mail de Gnieark pour me demander de proposer le prochain défi d’écriture. Je serai absente du 29 juillet au 20 août (vraisemblablement) et pendant cette période je disposerai d’une connexion Internet extrêmement limitée (la clé 3G ça coûte cher). Je vous laisse décider de la date à laquelle vous avez envie de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai reçu un mail de Gnieark pour me demander de proposer le prochain défi d’écriture. Je serai absente du 29 juillet au 20 août (vraisemblablement) et pendant cette période je disposerai d’une connexion Internet extrêmement limitée (la clé 3G ça coûte cher). Je vous laisse décider de la date à laquelle vous avez envie de publier, pour simplifier, disons le 20 août et voici l’incipit, qui j’espère, vous plaira :<br />
« L’Américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café ».<br />
Je vous lirai à mon retour.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Tenardiers</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 19:45:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johnconnorsan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°17, l'incipit]]></category>

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		<description><![CDATA[- « Elle était si jolie, monsieur le commissaire » lui répondis-je. - -« vous n’éprouvez donc aucun remords ? » - « je….. je ne sais pas…… je ne sais pas très bien…. D’une certaine façon oui…..mais non en fait… » - « expliquez-vous !» me lança t-il sèchement. Tout me semblait irréel dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>-	« Elle était si jolie, monsieur le commissaire » lui répondis-je.<br />
-	-« vous n’éprouvez donc aucun remords ? »<br />
-	« je….. je ne sais pas…… je ne sais pas très bien…. D’une certaine façon oui…..mais non en fait… »<br />
-	« expliquez-vous !» me lança t-il sèchement.<br />
Tout me semblait irréel dans cette pièce. De gros classeurs métalliques gris, obsolètes, dont les tiroirs ne fermaient plus depuis longtemps, gisaient là, dans un coin ; nonchalant. A leur côté, un bureau en bois usé ne servait plus qu’à entasser des dossiers. En d’autre temps lui aussi avait dû accueillir un visage pâle. L’air emplit de poussière me donnait envie d’éternuer. Une lumière jaunâtre qui filtrait péniblement à travers les carreaux sales, donnait à mon interlocuteur l’air malade. Le foie peut-être ? A vrai dire, la pièce elle-même avait l’air malade. Le blanc des murs avait jauni avec le commissaire me dis-je. Il se tenait maintenant penché vers moi. Ses mains fines sans vie, tenaient mon dossier à la main. Pas d’alliance. Vieille montre. Sa silhouette filiforme était accentuée par un costume rayé café au lait du plus mauvais goût. Monsieur X dans un bureau X. L’étroitesse d’esprit dont il faisait preuve depuis 1 heure devait être due à la forme de son crâne. Etroit et dégarni. A mon avis.<br />
« ALORS ? ». La question claqua dans l’air comme un fouet et me tira avec difficulté de mes élucubrations passagères.<br />
Alors QUOI ? Avait-il la prétention de comprendre ? de nous comprendre ? de la comprendre ?<br />
Elle est l’opposée du monstre d’égoïsme qui l’accompagnait. Son visage respire l’intelligence et le regard clair de ses yeux pourtant foncés laisse entrevoir une grandeur d’âme peu commune. Toute sa personne en fait respirait la grâce. Une grâce qui ne s’apprend pas, innée, et qui transforme chaque geste anodin en un acte précieux et pesé. Ses cheveux noirs, tirés en bonne mère de famille sérieuse, ne demandait que leur libération pour s’épanouir. Enfin. Des lèvres tout en finesse, mais légèrement sanguine. Le teint caramel de sa peau ne demandait qu’une consommation sans modération. Ça arriva. Biensûr. Elle semblait hors de portée, inaccessible au commun des mortels dont je suis.<br />
« notre rencontre ? » « chez des amis, un soir de cet été ». Je ne lui dirai rien de ce qui ce passa vraiment. On ne s’est regardé que peu de fois, sourit quelque fois, aimer tout de suite.<br />
« mais encore ?<br />
« nous nous sommes compris »<br />
« vous êtes tous les deux mariés et pas ensemble que je sache !!!! » Imbéc…..« oui, je sais » susurrai-je. Qu’est-ce qu’il voulait que je lui dise ? Il n’aurait RIEN.<br />
L’idée du mari me revint. La première fois que je le vis il était avachi sur la chaise, à côté d’elle. Son regard dur, ses grosses mains poilues, mais surtout une absence cruelle de tout sentiment humain, faisait de lui ce qu’il était : une brute. Il ne l’épargnait pas. Cosette n’aurait pas donné de leçon à ma bien-aimée tant il se servait d’elle. Il ressemblait à ma femme. Sauf les mains poilues. S’ils avaient été mariés je suis sur qu’ils auraient été un de ses couples des rubriques faits divers. « un couple a massacré à la machette monsieur machin pour lui voler 5 euros ». Tenardier. Oui c’est ça : les Tenardier.<br />
Aujourd’hui, l’idée qu’il est pu effleurer sa taille bien faite me procurait des hauts de cœur. Mais il ne le fera plus jamais. Elle ne vociférera plus jamais. Ils étaient aujourd’hui ensemble d’ailleurs, pourrait-on dire. Le passé ne nous intéressait pas.<br />
L’entretien n’alla pas beaucoup plus loin. Il ne sut rien, sur rien.<br />
-	13 mois plus tard. -<br />
Le hâle de sa peau était revenu avec l’été. Ses cheveux flottait dans un air remplit de grâce. Nous ne nous embrassâmes pas. Sa main glissa… nos mains se glissèrent l’une dans l’autre. Nos yeux regardaient l’océan en silence. Un joli ventre rond avait embelli s’il était possible son corps voluptueux. Mon garçon et ses deux filles s’amusaient sur la plage un peu plus loin. En remontant chez nous, nous aperçûmes une ombre trop visible, sous un pin…. Une silhouette filiforme…pour son malheur.<br />
Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.</p>
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		<title>(pas de titre)</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 17:20:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Pierre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°17, l'incipit]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle était si jolie ,avant son accident de luge.Un hiver rigoureux moins 40 degré ,la rivière gelée et sa mère qui tire la luge .Elle s&#8217;accroche au panier posé devant elle mais dans un virage ,ficelle de tirage trop longue,patatras&#8230;. La luge ,le panier ,les oranges ,tout par terre; et elle même tête première dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle était si jolie ,avant son accident de luge.Un hiver rigoureux moins 40 degré ,la rivière gelée et sa mère qui tire la luge .Elle s&#8217;accroche au panier posé devant elle mais dans un virage ,ficelle de tirage trop longue,patatras&#8230;.</p>
<p>La luge ,le panier ,les oranges ,tout par terre; et elle même tête première dans un arbre bien endurci par le gel.</p>
<p>Toutes les ratounes explosées.Le nez en sang et sa mère qui se marre.Les dents de lait PAS GRAVE  &#8230;.</p>
<p>Tout ce sang répandu sur la neige presque beau.</p>
<p>Quand on regarde toutes ces vieilles photos on voit une enfant très jolie avant.</p>
<p>Et très vilaine ensuite sans dents un nez tordu et sans amour .</p>
<p>Il fait vraiment très froid.</p>
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