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	<title>Défi d&#039;écriture &#187; Ed</title>
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		<title>Vous êtes de la famille ?</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 17:24:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[défi n°22 - La journée d'un résident d'une maison de retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[22 septembre. Il y a un an de ça, je ne me doutais pas que je me retrouverais ici. Quatre murs un peu trop rapprochés à mon goût, un lit inconfortable, mais je n&#8217;ai même pas le droit d&#8217;y apporter mon matelas. Il parait que c&#8217;est une question d&#8217;hygiène. Pourtant, je vous assure, maniaque comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">22 septembre. Il y a un an de ça, je ne me doutais pas que je me retrouverais ici. Quatre murs un peu trop rapprochés à mon goût, un lit inconfortable, mais je n&#8217;ai même pas le droit d&#8217;y apporter mon matelas. Il parait que c&#8217;est une question d&#8217;hygiène. Pourtant, je vous assure, maniaque comme j&#8217;étais, c&#8217;était trois fois plus propre chez moi qu&#8217;ici. Le 22 septembre 2010, c&#8217;était avant qu&#8217;on ne m&#8217;annonce mon cancer du sein, avant qu&#8217;on décide pour moi que vivre chez moi, sans emmerder personne, comme je l&#8217;avais toujours fait, ça me mettait en danger. On a profité de mon hospitalisation, et ma famille a fait en sorte que je ne revois pas mon appartement. Je suis d&#8217;abord passée par une maison de convalescence, puis, quand ils ont eu mes clés, pour me rendre service, bien sûr, quand j&#8217;ai eu perdu un peu de mon autonomie, à cause de mon bras, de mon cervelet qui me jouait des tours et me faisait perdre l&#8217;équilibre, et à cause de l&#8217;habitude d&#8217;avoir tout ou presque à demander aux blouses blanches, on m&#8217;a dit, tu verras, tu seras mieux là-bas. Mes amis ont bien essayé de dire autrement, mais les liens du sang passent avant toute chose dans le monde médical. La première question qu&#8217;ils posent à tous mes visiteurs, c&#8217;est &laquo;&nbsp;vous êtes de la famille?&nbsp;&raquo;. Alors, c&#8217;est mes nièces qu&#8217;on a écoutées quand elles ont dit que je serais mieux ici qu&#8217;en appartement. Elles ont même laissé entendre que je perdais la tête. Pourtant, au scrabble, je ne leur laisse aucune chance ! Elles ont aussi raconté que j&#8217;étais désagréable avec le personnel. Je le sais, ça m&#8217;a été rapporté. Que pouvais-je faire ? Finalement, ici, je m&#8217;habitue. Ma voisine est sympa, même si elle déprime parce qu&#8217;elle vient d&#8217;apprendre qu&#8217;elle avait Parkinson. Mes copains bravent la vision de tous les vieux qui attendent dans le hall, l&#8217;odeur latente d&#8217;urine qui accompagne la traversée, pour venir bavarder et goûter avec moi dans ma chambre. J&#8217;ai de la chance, je suis du côté &laquo;&nbsp;coquille d&#8217;œuf&nbsp;&raquo;. Du côté bleu, c&#8217;est carrément sinistre. Mes copains, ils apportent du cidre, des gâteaux, du chocolat. Mais le plus dur, c&#8217;est la nuit. Le règlement, c&#8217;est le règlement. Je n&#8217;ai jamais été incontinente. Mais comme je risque de tomber, on me met une couche. Comme je ne suis pas habituée à me laisser aller, je me retiens, et ma vessie et mes reins en souffrent. On ne peut rien changer, c&#8217;est le règlement. Y&#8217;a aussi les filles de mes copains, les vivants et les morts, qui viennent me voir. Elles sont vraiment sympas. Mais honnêtement, elles n&#8217;ont même pas l&#8217;air de s&#8217;ennuyer. On parle bouquins (je lis énormément depuis que je suis ici) et on rigole. Y&#8217;a que mes nièces qui tirent des têtes d&#8217;enterrement quand elles viennent. Pourtant, elles, elles n&#8217;ont qu&#8217;un mot à dire pour qu&#8217;on les écoute. Les autres, on leur demande : &laquo;&nbsp;Vous êtes de la famille ?&nbsp;&raquo; et ils comprennent vite qu&#8217;ils n&#8217;ont qu&#8217;à se taire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ed.</p>
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		<title>J&#8217;ai 15 ans et je hais la campagne</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 06:57:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°17, l'incipit]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[jolie]]></category>
		<category><![CDATA[vacances]]></category>

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		<description><![CDATA[« Elle était si jolie… » La rengaine commençait à lui peser. Radio Nostalgie, la seule radio que sa grand-mère tolérait sur le poste de la salle à manger, passait cette chanson niaiseuse tous les jours à la même heure. A la troisième tartine. Ca lui faisait une belle jambe d’être jolie. Sa mère le lui disait. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Elle était si jolie… » La rengaine commençait à lui peser. Radio Nostalgie, la seule radio que sa grand-mère tolérait sur le poste de la salle à manger, passait cette chanson niaiseuse tous les jours à la même heure. A la troisième tartine. Ca lui faisait une belle jambe d’être jolie. Sa mère le lui disait. Rebecca, chaque fois qu’elles sortaient le samedi soir, lui disait aussi. Les copines de sa grand-mère. Le patron du tabac. Mais ça servait à quoi d’être jolie, à quinze ans, dans ce bled paumé ? A entendre les réflexions débiles des boutonneux du coin. A se faire suer tous les jours à lire les livres que la prof de français avait conseillés avant les vacances. Celle-là, elle la retenait avec ses conseils ! Sa mère, évidemment, les avaient tous achetés ses bouquins à l’autre intello. « Agrégée à 22 ans, tu te rends compte ! » Non, elle se rendait pas compte. Et que sa mère ne compte pas sur elle pour être une surdouée à lunettes. Elle était si jolie, et elle comptait bien en profiter. Le plus tôt possible. Dès qu’elle aurait quitté ce trou à rats. Les vacances, normalement, ça sert à rencontrer l’amour de sa vie. Celui qui occupera les conversations à la rentrée. Mais là, elle parlerait de quoi ? Du remplaçant du facteur qui était leur seule visite quotidienne, avec son teint de souris albinos ? Du petit-fils du voisin, myope comme une taupe, et âgé de treize ans avec un âge mental de dix ? A part ce défilé animalier, rien à voir. Circulez ! Les vacances, c’est la mort.</p>
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		<title>RETOUR</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jun 2010 10:20:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°16 : SILENCE! ça tourne!]]></category>

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		<description><![CDATA[Ed O’Connor arriva vers vingt heures et chercha un lieu où boire une bière ne serait pas mission impossible. Il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas quitté son île verte, et ce soir, pleine de ces souvenirs qui l’assaillaient, elle avait un peu la tête en friche. Quand Azettep Nunes de Aznar l’avait appelée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ed O’Connor arriva vers vingt heures et chercha un lieu où boire une bière ne serait pas mission impossible. Il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas quitté son île verte, et ce soir, pleine de ces souvenirs qui l’assaillaient, elle avait un peu la tête en friche. Quand Azettep Nunes de Aznar l’avait appelée la veille, elle avait d’abord cru à un mauvais rêve. A deux heures du matin, la sonnerie du téléphone avait toujours sur elle l’effet d’une blessure. Les griffes de la nuit sont implacables. Azettep avait de sa voix cristalline prononcé le nom de Zofia, et là, soudain, le jour s’était fait. Danger ! Elle ne pouvait laisser la copie conforme de la déesse de la beauté se perdre dans les sables du temps. Et c’est ce qui allait arriver si personne ne la libérait de son tortionnaire et geôlier, Larjie de Portaul. Il la tenait effectivement prisonnière dans le Château de La Latte. Depuis le coup de téléphone, tout s’était enchaîné sans qu’Ed ait besoin de planifier. Nulle nécessité de peser le pour et le contre, pas de plan B, une seule idée, fixe, sauver Zofia.</p>
<p>Ed et Zofia s’étaient rencontrées alors qu’elles n’étaient qu’adolescentes chez Léon de Bretagne. Léon était alors directeur d’un centre de vacances, son nom les avaient fait rire à l’époque. S’appeler « de Bretagne » et vivre dans le Languedoc ! Le centre où il recevait ses pensionnaires n’était pas un simple camping, mais un vieux château du Pays Cathare. Ruiné, Léon avait depuis dû revendre son château, qui aujourd’hui appartenait à ce scélérat de Larjie de Portaul. Zofia, Azettep et Ed étaient, à l’époque de leur rencontre, devenues rapidement les meilleures amies du monde.</p>
<p>A Montségur aujourd’hui, il n’y a qu’un café où Ed entra sans hésiter. Des regards accusateurs l’accueillirent. A une table la Marquise de Sillègue d’Aubeville et Louis de Clairac partageaient une bouteille de Champagne. Malgré la pression régionale, ils avaient toujours préféré ses bulles à celles de la Blanquette. Dans le coin à gauche, à l’abri de l’obscurité, Ingeark consultait ses derniers croquis et plans. Rien ne pouvait le perturber, c’est pourquoi dans ses yeux à lui, Ed ne vit rien. Celles qui la dévisagèrent avec le plus de méfiance et défiance, ce furent Emma de Montbruisson et Pascale de Chaste qui, depuis que leurs maris les avaient délaissées, en voulaient à tout ce qui était de sexe féminin et quelque peu séduisant. Comme elles ne risquaient pas de l’oublier dans leur solitude desséchante : l’amour, c’est mieux à deux.</p>
<p>Face à cette hostilité sourde Ed comprit qu’elle devait prendre seule le chemin du Château de La Latte. Ce qu’elle fit, par un chemin escarpé, dans une nuit noire et sans étoiles où la seule chose à laquelle elle aurait pu s’attendre à voir apparaitre, aurait été quelques dragons ou fantômes du crû. Mais Ed n’avait pas peur de son imagination. C’était sa plus fidèle compagne. Arrivée au Château, elle chercha une entrée possible, se souvînt du souterrain, et arrivée au bout, près de la pierre tournante, elle entendit une voix féminine. « Cher ami, avez-vous pris congé des amis de mon père ? » Cette voix, cette voix … ? Elle lui rappelait étonnamment celle de Brigitte Goulier, une autre adolescente connue dans le centre de vacances. Mais beaucoup plus distinguée, à l’ancienne.</p>
<p>Quant elle fut sûre de ne plus entendre aucun bruit, elle entra discrètement. Elle reconnut la pièce, ses murs, ses fenêtres, mais pas ses meubles, ses tableaux, ses chandeliers. Sur un des tableaux, elle reconnut Brigitte Goulier, mais portant une perruque grisonnante, le visage poudrée, le sourire pastel et un décolleté pigeonnant que jamais Brigitte ne se serait autorisée. Soudain, elle dût se cacher derrière un paravent. Une femme venait d’entrer. Celle du tableau. Et ce n’était pas Brigitte, elle en fût sûre dès la première seconde. Elle avait devant elle la Comtesse Goulier de Grandville. Elle avait traversé l’espace temps et se retrouvait prisonnière du XVIIIème siècle, dont elle devrait sortir coûte que coûte avec Zofia.</p>
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		<title>Désintégration</title>
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		<pubDate>Sun, 09 May 2010 20:32:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°15: Il est temps d'écrire !]]></category>

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		<description><![CDATA[  Avant que le délai du 8 mai n’arrive à expiRATION, je me suis dit « prends une grande respiRATION, et pour ce projet de narRATION, mets en route ton inspiRATION, sinon ton Dada qui te voue adoRATION, que dis-je vénéRATION, sera confronté à une intense frustRATION, une désagréable ulcéRATION ». Je ne veux pas être la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Avant que le délai du 8 mai n’arrive à expi<strong>RATION</strong>, je me suis dit « <em>prends une grande respi<strong>RATION</strong>, et pour ce projet de nar<strong>RATION</strong>, mets en route ton inspi<strong>RATION</strong>, sinon ton Dada qui te voue ado<strong>RATION</strong>, que dis-je véné<strong>RATION</strong>, sera confronté à une intense frust<strong>RATION</strong>, une désagréable ulcé<strong>RATION</strong></em> ». Je ne veux pas être la cause de sa prost<strong>RATION </strong>même si j’estime<strong> </strong>que cette idée d’allité<strong>RATION</strong> en « ration » est un tantinet une exagé<strong>RATION</strong>. Mais je ne souhaite pas, une fois de plus être à l’origine de l’exaspé<strong>RATION</strong> du Dada, de la détério<strong>RATION</strong> de son moral, de la désintég<strong>RATION</strong> de sa joie de vivre, ou pire encore, de sa déconsidé<strong>RATION</strong>. Je sais qu’il est capable de commisé<strong>RATION </strong>et de pondé<strong>RATION.</strong> Et pourtant il ne comprend pas toujours mes élucub<strong>RATION</strong>s qu’il évalue comme de la déconcent<strong>RATION</strong>, une forme d’alté<strong>RATION</strong> ou de déstructu<strong>RATION</strong> mentale, mais auxquelles il apporte modé<strong>RATION</strong> et édulco<strong>RATION</strong> en les nommant « <em>évapo</em><strong>RATION</strong> ». Mais là je dis : conspi<strong>RATION !</strong>. Ce n’est pas parce qu’il travaille dans une administ<strong>RATION </strong>qu’il peut se permettre de telles décla<strong>RATIONs. </strong>En tout cas ce n’est nullement un problème de géné<strong>RATION</strong> même si nous ne possédons pas les mêmes mensu<strong>RATION</strong>s et il faudra bien qu’un jour ce Dada fasse abju<strong>RATION</strong> de ces vocifé<strong>RATION</strong>s. Moi aussi, j’ai des aspi<strong>RATIONs</strong>, je suis capable d’amélio<strong>RATION</strong>, de concent<strong>RATION</strong>, de pénét<strong>RATION</strong>, je lui en ferai la démonst<strong>RATION</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je participe donc à cette étrange opé<strong>RATION</strong>, une orchest<strong>RATION</strong> arrangée par cette confédé<strong>RATION</strong>, cette corpo<strong>RATION</strong> qui nous demande sans rémuné<strong>RATION</strong> d’écrire des aber<strong>RATION</strong>s. Il faudra que j’en établisse la factu<strong>RATION </strong>ou que je demande répa<strong>RATION</strong>. En tout cas pour parvenir à la libé<strong>RATION</strong> de tous ces termes en « ration » je suis victime d’une forte transpi<strong>RATION</strong>. Je suppose qu’après récupé<strong>RATION</strong> et aé<strong>RATION</strong>, sans en arriver à la défenest<strong>RATION</strong>, il y aura restau<strong>RATION</strong> de bonnes vib<strong>RATION</strong>s.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, fais-je à présent partie de cette fédé<strong>RATION</strong> ? Y’aura-t-il délibé<strong>RATION</strong> puis déco<strong>RATION</strong> ? Ou insatisfaite de ma collabo<strong>RATION</strong>, en arrivera t’on à la séquest<strong>RATION</strong>, l’évent<strong>RATION </strong>ou l’épu<strong>RATION</strong> ?</p>
<p style="text-align: justify;">Envoyé dans les temps par <strong>Pascale.</strong></p>
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		<title>Knock-out sans grand espoir de récupération</title>
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		<pubDate>Sun, 09 May 2010 20:28:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°15: Il est temps d'écrire !]]></category>

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		<description><![CDATA[Un jour il tomba en adoration devant sa postière. Il retint sa respiration, réussit péniblement à prononcer l’énumération de ce qu’il venait chercher, mais quand elle en vint à l’oblitération, il prit une forte inspiration et voulut le lui dire avant qu’elle n’ait finit l’opération. Il ressentait tant d’admiration devant sa coloration sous la réverbération [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Un jour il tomba en adoration devant sa postière. Il retint sa respiration, réussit péniblement à prononcer l’énumération de ce qu’il venait chercher, mais quand elle en vint à l’oblitération, il prit une forte inspiration et voulut le lui dire avant qu’elle n’ait finit l’opération. Il ressentait tant d’admiration devant sa coloration sous la réverbération du néon et sous l’effet de la ration de sourire qu’elle lui proférait chaque jour sans exagération ! Jamais de commisération ! Mais soudain il sentit l’altération de sa voix qui au lieu d’une déclaration, ne put devenir qu’une pauvre aspiration. C’était une conspiration de ses sens. Pourvu que cela ne finisse pas en castration psychologique. Dans la soudaine évaporation de ses rêves il dit adieu à l’exploration de l’amour, à la consécration de ses désirs. C’était le problème avec sa génération. S’ils n’obtenaient pas réparation immédiate, ils ne faisaient plus que de la figuration. Quelle aberration ! Ce renoncement dans la nouvelle décoration du bureau, ce jaune et ce gris sans considération pour l’esthétique, cela appelait à la défenestration.</p>
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		<title>IL EST TEMPS D&#8217;ECRIRE !</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Apr 2010 09:49:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°15: Il est temps d'écrire !]]></category>

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		<description><![CDATA[UN MOIS ! Il me semble que nous n&#8217;avons jamais attendu aussi longtemps depuis la création de notre blog collectif de défis d&#8217;écriture. J&#8217;en lance donc un nouveau. L&#8217;objectif que nous cherchons souvent à atteindre, nous bloggers, c&#8217;est celui-ci : Il nous faut parfois prendre bien des chemins détournés. Nous nous retrouvons souvent dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">UN MOIS !</p>
<p style="text-align: left;">Il me semble que nous n&#8217;avons jamais attendu aussi longtemps depuis la création de <a href="http://defi-ecriture.tinad.fr/">notre blog collectif de défis d&#8217;écriture.</a> J&#8217;en lance donc un nouveau. L&#8217;objectif que nous cherchons souvent à atteindre, nous bloggers, c&#8217;est celui-ci :</p>
<p style="text-align: left;"><img src="http://www.google.fr/url?source=imgres&amp;ct=img&amp;q=http://www.scrapsofmind.com/wp-content/uploads/2007/11/inspiration.jpg&amp;ei=lwzUS9GLCZiB-gacv5ibDA&amp;sa=X&amp;oi=image_landing_page_redirect&amp;ct=legacy&amp;usg=AFQjCNGvdo8-XcEh-oDYlqjQXMEZDRMUNA" alt="" width="458" height="265" /></p>
<p style="text-align: left;">Il nous faut parfois prendre bien des chemins détournés. Nous nous retrouvons souvent dans une impasse. Mais le cerveau est bien mystérieux, qui au milieu du désert de notre imaginaire soudain fait apparaitre l&#8217;oasis de l&#8217;inspiration. Le mot n&#8217;est pas très beau, mais tant pis pour la lourdeur de la consonnance ! Je vous propose de rédiger un texte comprenant le plus grand nombre possible de mots en &laquo;&nbsp;ration&nbsp;&raquo;, mais en ne les utilisant qu&#8217;une fois chacun.</p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;">Donnons-nous jusqu&#8217;au 8 mai pour publier nos textes !</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>HAIKU DU RHIN</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 12:50:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°14: La disparition]]></category>

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		<description><![CDATA[Stuttgart… Y’a pas !!!! Cool ! Gros gros bourg. J’ai bu, pour sûr. Mais nul vin blanc. J’ai su, j’ai vu, j’ai couru. Pays ? Y’a toujours un. Tant pis pour vous. Car un parcours hors d’ici, sans son nom, parait con.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Stuttgart</strong>… Y’a pas !!!!</p>
<p>Cool !</p>
<p>Gros gros bourg.</p>
<p>J’ai bu, pour sûr. Mais nul vin blanc.</p>
<p>J’ai su, j’ai vu, j’ai couru.</p>
<p><strong>Pays </strong>? Y’a toujours un. Tant pis pour vous.</p>
<p>Car un parcours hors d’ici, sans son nom, parait con.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>SUFFIT PAS DE VOULOIR</title>
		<link>http://defi-ecriture.tinad.fr/2010/03/suffit-pas-de-vouloir/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 06:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°13: malheur ou bonheur ?]]></category>
		<category><![CDATA[défi d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[malheur ou bonheur]]></category>

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		<description><![CDATA[Archibald était né par un jour ensoleillé. La première chose qu’il avait vue, c’était le sourire de ses parents, et s’il était sorti un cri de sa gorge, c’était de joie. Il ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait. Mais quelques années plus tard, après qu’il ait échappé aux pires tourments de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Archibald était né par un jour ensoleillé. La première chose qu’il avait vue, c’était le sourire de ses parents, et s’il était sorti un cri de sa gorge, c’était de joie. Il ne comprit pas tout de suite ce qui lui arrivait. Mais quelques années plus tard, après qu’il ait échappé aux pires tourments de l’enfance : mauvaises notes, varicelle, mauvais traitements de la part de ses camarades de classe, club de foot, Archibald dut se rendre à l’évidence : il était heureux. Jusqu’à ses 18 ans, cela ne le gêna pas trop. Il se disait que sa crise d’adolescence finirait par arriver, avec des conflits envenimés. Mais non. Une fois majeur, il décida de partir de chez lui, et de vivre une vie bohême où tout ne serait pas si facile. Mais un jour qu’il était allé faire ses courses avec le fruit de la manche du dimanche matin (il était évidemment doué pour la guitare et le chant), il gagna une maison ! Pour ne pas s’habituer à ce bonheur non mérité, il la donna à Emmaüs. Mais ceux-ci l’accueillirent et il s’y sentit bien. Alors il se mit à sortir le soir sans son beau pull jacquard tricoté par sa maman. Connaître les affres d’une maladie (non mortelle, mais quand même une petite maladie où l’on souffre un peu) était une chose à laquelle il rêvait depuis l’enfance. Mais aucun coup de froid ne voulut de lui, ni un seul virus. Il essaya tout pour ressentir tristesse, dégoût ou colère. Le jour où il zappa pour regarder de la téléréalité, les techniciens étaient en grève&#8230; Une chineuse venue chez Emmaüs tomba amoureuse de lui. Il lui posa un lapin. Mais une autre arriva, encore plus belle et plus amoureuse. Las de ce bonheur qui n’en finissait pas, il se retrouva un jour sur un quai de la Seine, tâchant avec passion de faire naître en lui la plus grande mélancolie qu’il pouvait imaginer. Il y arrivait presque. Là, derrière le sternum, il commençait, lui semblait-il, à ressentir ce qu’il avait lu dans les livres. Le Spleen, les souffrances du jeune Werther, les malheurs de Sophie… Il se sentait presque prêt à sauter. Le froid l’engloutirait et les journaux feraient paraître un entrefilet parlant de son « malheur ». Enfin. Il serait comme tout le monde. Alors qu’il s’approchait de l’eau, une bourrasque plaqua contre lui un gratuit qui traînait par là. Sur la première page, il lut : « La gauche au sommet, désaveu pour la majorité. » Il repartit vers son banc, lut les détails, et sourit. C’était encore raté !</p>
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		<title>POUR UNE FOIS JE SUIS EN AVANCE</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 09:10:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°12 : Bestioles]]></category>

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		<description><![CDATA[Ca pue ici, vous ne pouvez même pas imaginer ! A attendre comme ça sur le trottoir, à deux pas des voitures qui passent sans arrêt. Me faire ça à mon âge… Comme si c’était vraiment utile que je sois là, harnaché comme pour partir rendre visite à un campement berbère, alors qu’au mieux je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ca pue ici, vous ne pouvez même pas imaginer ! A attendre comme ça sur le trottoir, à deux pas des voitures qui passent sans arrêt. Me faire ça à mon âge… Comme si c’était vraiment utile que je sois là, harnaché comme pour partir rendre visite à un campement berbère, alors qu’au mieux je vais me dégourdir les jambes sur huit-cent mètres au milieu des poteries, des vendeurs hystériques et des tapis. Je ne sais pas ce qu’il a fait avec ma longe, mais ça me gratte l’œil. Je me trouve moche ces temps-ci. Ah, si vous m’aviez vu il y a dix ans, le poil dru et brillant ! Et l’autre touriste, là, avec son appareil photo, qui me mitraille quand même parce qu’elle n’a jamais rien vu! Qu’elle courre toujours pour que je la regarde ! Le mépris, voilà ce qu’ils méritent tous ces blancs becs qui accourent dès le premier soleil, mais qui ne semblent pas apprécier le dixième de ce qu’on leur offre. Crois-tu qu’elle poserait ses fesses là-haut ? Bien trop douillette. J’en ai mal aux genoux, tiens. Et puis j’ai soif. Mais on ne boit pas devant les touristes. Bah non, ils ont lu dans les livres qu’on pouvait s’en passer. On ne va quand même pas les décevoir ! Le client est roi. Vivement ce soir qu’on se couche et que je puisse blatérer tranquille, dans une vraie odeur de crottin, et pas cette puanteur de gaz d’échappement. Je serai moche sur sa photo, j’en suis sûr, mais c’est à cause de cette vie de dingue. Ce n’est pas des conditions pour un dromadaire comme moi. Si seulement mon petit qui a été vendu à un cirque pouvait avoir une vie plus saine, plus intéressante. Mais je n’en suis même pas sûr. On nous fait rêver : de désert, de touaregs, de princesses orientales perchées sur des selles garnies d’or. Et puis voilà, on se retrouve attraction bas de gamme pour belges. Oui, je sais, elle est française. Mais elle m’a traité de chameau alors, je peux bien la traiter de belge.</p>
<p style="text-align: center;">  <a href="http://defi-ecriture.tinad.fr/wp-content/uploads/2010/02/100_77452.jpg"><img class="size-medium wp-image-189   aligncenter" title="100_7745" src="http://defi-ecriture.tinad.fr/wp-content/uploads/2010/02/100_77452-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
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		<title>Entre deux cloches</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 12:29:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ed</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°11: Les cloches]]></category>

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		<description><![CDATA[La cloche a retenti. Ouf. Enfin ! Dix minutes, vous imaginez ? Dix minutes de liberté. J’ai mis dehors les deux de tension qui mettent des plombes à ranger leurs affaires, répondu vite fait bien fait au lèche-cul stressé qui me posait pour la énième fois la même question, pris mon manteau accroché au coin du tableau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La cloche a retenti. Ouf. Enfin ! Dix minutes, vous imaginez ? Dix minutes de liberté. J’ai mis dehors les deux de tension qui mettent des plombes à ranger leurs affaires, répondu vite fait bien fait au lèche-cul stressé qui me posait pour la énième fois la même question, pris mon manteau accroché au coin du tableau avec mon écharpe parce que la patère a disparu depuis au moins dix ans, fermé la porte à clé, vérifié que j’avais de la monnaie, dirigé mes pas impatients vers l’étage, répondu d’un « salut » léger à tous les collègues que je n’avais pas encore vus, ai enfin aperçu la machine à café, inséré ma pièce, pris mon café court sans sucre, posé ledit café sur une table où il ne risque pas grand-chose, attendu en deuxième position (la chance !) devant les toilettes, vidé ma vessie, lavé mes mains au savon que j’ai fini par apporter moi-même parce que le distributeur était toujours vide, appuyé sur le séchoir électrique inefficace, récupéré mon café, eu le temps d’aller vérifier dans mon casier si j’avais du courrier urgent, eu le temps de poser une fesse sur un fauteuil, pas plus. La cloche a retenti.</p>
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