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	<title>Défi d&#039;écriture &#187; Agathe</title>
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		<title>Défi n°18 : un pti café ?</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 14:35:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°18: Un pti café?]]></category>

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		<description><![CDATA[Leamas était confortablement installé au soleil, à la terrasse de cet hôtel libanais. L’américain était arrivé depuis une quinzaine de jours, pour préparer les négociations, contacter son ambassade, si jamais il avait besoin d’aide, visiter un peu la ville. Il était descendu à l’hôtel, incognito, sous un faux nom. Il portait une chemise bleu ciel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Leamas était confortablement installé au soleil, à la terrasse de cet hôtel libanais. L’américain était arrivé depuis une quinzaine de jours, pour préparer les négociations, contacter son ambassade, si jamais il avait besoin d’aide, visiter un peu la ville. Il était descendu à l’hôtel, incognito, sous un faux nom. Il portait une chemise bleu ciel assortie à la couleur de ses yeux et un pantalon de lin bleu marine. Il arborait l’air décontracté du parfait touriste, pour ne pas éveiller les soupçons éventuels de la police locale.<br />
John restait toujours élégant quelque soit sa tenue. Lorsqu’il se sentait un peu embarrassé, il passait la main dans son épaisse chevelure aux tempes argentées. Les femmes le trouvaient très séduisant, mais son métier l’empêchait de construire une vie de famille ou même une liaison suivie. Trop de voyages. Il ne pouvait pas non plus se laisser aller à des confidences sur l’oreiller, elles risquaient de lui être fatales.<br />
Il tendit à Leamas une nouvelle tasse de café. Leamas avait le visage fermé. L’américain devinait à son nom ses origines grecques et son goût pour le café. Leamas avait un visage fin, des yeux noirs perçants. Même si John rencontrait Leamas pour la première fois, il décelait chez lui une certaine faculté à se fondre dans la masse, mais aussi l’énergie nécessaire pour se battre en cas de besoin. Leamas faisait-il partie d’un groupe armé ? La négociation s’annonçait difficile entre ces deux hommes qui s’observaient, se jaugeaient. John tentait d’amadouer Leamas par un accueil chaleureux. Il avait apporté dans ses bagages le contrat à signer, mais un élément important lui manquait, qui était le client final.<br />
Leamas n’était qu’un intermédiaire. La livraison s’effectuerait-elle en Afrique, au Moyen-Orient, pour une faction indépendantiste minoritaire ou pour une nation en guerre ? En quelle monnaie serait-il payé ? Quels étaient les enjeux politiques, économiques ?<br />
John s’était vu confier cette mission par son gouvernement et il savait toute la confiance qu’on mettait en lui. On ne lui avait donné que le nom de l’hôtel et celui de son interlocuteur. Il avait quelques jours devant lui et décida de prendre son temps.<br />
- Eh bien Leamas, si nous dînions ensemble ce soir, histoire de faire plus ample connaissance. Disons vingt heures au restaurant de l’hôtel.<br />
Une vente d’armes ne se négocie pas à la va-vite. Mettre l’autre en confiance sans pour autant trop se dévoiler, John avait l’habitude de ce type de situation.</p>
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		<title>Défi n°18 : un pti café ?</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 13:59:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°18: Un pti café?]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai reçu un mail de Gnieark pour me demander de proposer le prochain défi d’écriture. Je serai absente du 29 juillet au 20 août (vraisemblablement) et pendant cette période je disposerai d’une connexion Internet extrêmement limitée (la clé 3G ça coûte cher). Je vous laisse décider de la date à laquelle vous avez envie de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’ai reçu un mail de Gnieark pour me demander de proposer le prochain défi d’écriture. Je serai absente du 29 juillet au 20 août (vraisemblablement) et pendant cette période je disposerai d’une connexion Internet extrêmement limitée (la clé 3G ça coûte cher). Je vous laisse décider de la date à laquelle vous avez envie de publier, pour simplifier, disons le 20 août et voici l’incipit, qui j’espère, vous plaira :<br />
« L’Américain tendit à Leamas une nouvelle tasse de café ».<br />
Je vous lirai à mon retour.</p>
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		<title>Collaboration</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 21:24:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°15: Il est temps d'écrire !]]></category>

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		<description><![CDATA[La collaboration est généralement un terme plutôt positif. On entend par là une certaine coopération. Pas forcément celle qui permet de voyager dans nos départements d’outremer. Je ne suis pas sûre qu’il y ait encore des jeunes gens qui partent « en coopération ». Mais en 1942, lorsque Pétain décide de révoquer les enseignants francs-maçons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La collaboration est généralement un terme plutôt positif. On entend par là une certaine coopération. Pas forcément celle qui permet de voyager dans nos départements d’outremer. Je ne suis pas sûre qu’il y ait encore des jeunes gens qui partent « en coopération ».<br />
Mais en 1942, lorsque Pétain décide de révoquer les enseignants francs-maçons et communistes, ce jeune homme de 32 ans, qui ne se cache pas de son appartenance fraternelle, va voir sa vie basculer. Sur dénonciation, il passe même pour communiste :<br />
« M. L est communiste, il donne à ses élèves des porteplumes rouges. »<br />
Pour gagner sa vie, il trouve un emploi dans un entrepôt allemand, sans préjugé aucun, ni aucune intention de pactiser avec l’ennemi. Il est au-dessus de ça. Il aime les langues, il apprend à parler allemand. Mais cette insouciance va le conduire à l’incarcération, dans cette jolie abbaye au toit octogonale de Fontevraud. Il a un bon avocat qui le sortira de là au bout d’un an.<br />
Cet homme c’était mon père. En 1960, il m’apprenait à parler anglais avec une méthode audiovisuelle, dont je n’ai jamais oublié les images et les illustrations et qui trône désormais sur mes étagères. Quand je vous dis qu’il aimait les langues. Il m’a laissé ce goût en héritage, ce sont les seules matières qui m’intéressèrent vraiment tout au long de ma scolarisation. Il avait bien sûr des défauts, mais je n’avais pour lui qu’admiration. Son décès est survenu trop tôt, je n’avais que 29 ans, quelle frustration !</p>
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		<title>Un petit clin d&#8217;oeil</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 10:45:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°12 : Bestioles]]></category>

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		<description><![CDATA[Je m’appelle Ziggy, je suis un cheval, plutôt beau gosse, assez haut sur pattes. Mon pelage a une jolie couleur caramel et j’ai une petite tache blanche sur le nez. On est là ce soir avec mon copain Twiggy, devant la grange, on attend que le maître nous ouvre la porte. On regarde le soleil [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je m’appelle Ziggy, je suis un cheval, plutôt beau gosse, assez haut sur pattes. Mon pelage a une jolie couleur caramel et j’ai une petite tache blanche sur le nez. On est là ce soir avec mon copain Twiggy, devant la grange, on attend que le maître nous ouvre la porte. On regarde le soleil se coucher, tout rose, derrière les montagnes. Oui parce qu’on habite Artemare, dans l’Ain. C’est une petite ville avec une jolie église. Il y a du passage l’hiver, les humains passent par là pour aller faire du ski sur les pentes enneigées.<br />
Bon on n’a pas si chaud que ça et on commence à avoir faim, faudrait qu’il nous ouvre la porte not’maître. Ah ça y est le voilà !<br />
Dans la grange on est bien, du foin bien chaud pour dormir, des bonnes rations d’avoine. Dans la journée, on est attelés avec Twiggy à une carriole pour promener les enfants, avec leurs parents aussi. J’aime bien quand il n’y a que les enfants. Ils sont gentils, ils donnent un morceau de leur pain au chocolat, quelquefois.<br />
On fait toujours le même trajet, même quand il neige. Moi je rêverais d’une autre vie. L’autre jour dans la carriole, il y avait un jeune garçon, un blondinet et il parlait avec sa mère de leur élevage de chevaux en Angleterre. De ce qu’ils disaient, il devait y avoir plusieurs chevaux libres dans un pré et une jolie jument, qui s’appelait Demoiselle. Je l’imaginais avec une crinière noire et soyeuse volant au vent dans des prairies toutes vertes et tendres. Le soir en rentrant à la grange, je rêvais que je gambadais avec Demoiselle. Le blondinet il était venu plusieurs fois. Ses parents devaient aller faire du ski  tous les ans. Un jour il avait parlé des courses de trot attelé. Nous, avec Twiggy on ne trotte pas, mais on est attelés. Je me demande si je pourrais faire des courses, moi aussi. Et si je quittais tout. Je me cacherais dans un wagon du train de marchandises. La gare n’est pas si loin et j’irais moi aussi dans ces jolies prairies et je ferais la connaissance de Demoiselle. Je ne peux pas le dire à Twiggy, peureux comme il est, il ne me suivra jamais dans une telle aventure. Tant pis, je partirai tout seul. Peut-être qu’il me manquera et notre maître aussi, mais l’aventure, c’est vraiment tentant ! Et Demoiselle, elle doit être tellement belle !</p>
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		<title>Défi n°11 : les cloches</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jan 2010 12:13:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°11: Les cloches]]></category>

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		<description><![CDATA[La cloche a sonné. Arnaud est assis là dans cette cafeteria un peu impersonnelle. Il a entendu ce signal comme dans un songe. Il n’est pas en tenue. Il appelle Axelle sa meilleure amie, pour lui raconter sa soirée de samedi dernier avec ses amis d’enfance qu’il voit beaucoup moins qu’avant. Il faut dire qu’ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La cloche a sonné.</p>
<p>Arnaud est assis là dans cette cafeteria un peu impersonnelle. Il a entendu ce signal comme dans un songe.</p>
<p>Il n’est pas en tenue. Il appelle Axelle sa meilleure amie, pour lui raconter sa soirée de samedi dernier avec ses amis d’enfance qu’il voit beaucoup moins qu’avant. Il faut dire qu’ils n’ont désormais plus du tout les mêmes préoccupations. L’insouciance qu’ils partageaient lorsqu’ils fréquentaient l’université est bien loin. Il sourit en pensant aux épreuves sportives où ils se faisaient passer l’un pour l’autre avec son acolyte, Thibault. Chacun passait l’épreuve dans laquelle il était le meilleur et ils avaient ainsi tous les deux des notes correctes. Les professeurs les confondaient un peu, leur complicité les unissait. Samedi dernier, ils sont allés danser dans une boîte de nuit parisienne. Ils ont dragué des filles, sans intention précise que celle de se rassurer sur leur pouvoir de séduction.</p>
<p>Arnaud fait part à Axelle de ses  hésitations à poursuivre la relation qu’il vient d’entamer avec une jeune fille. Il croit qu’il est amoureux. Elle est bien plus jeune que lui. Elle poursuit des études de restauration de vitraux. Il la sent très éprise de lui et puis lorsqu’il est de garde, elle ne lui fait pas de reproches. Il a un métier à risque et très prenant, il ne pourra pas fonder un couple et plus tard une famille avec une femme qui ne serait pas assez compréhensive. Il faudra aussi qu’elle ait suffisamment d’autonomie pour se passer de lui lorsqu’il s’absente. Axelle l’écoute, le comprend, il sait qu’il peut tout lui dire, qu’il peut partager avec elle aussi bien les joies que les peines. Tout en riant au téléphone, il perçoit  ce signal sonore au loin dans les bâtiments.</p>
<p>Tout à coup, Axelle entend une sorte de brouhaha et Arnaud lui dit :</p>
<p>« Merde c’est pour moi ! ».</p>
<p>Il a à peine le temps de fermer son téléphone mobile et de le glisser dans sa poche. Il enfile son manteau, attrape son casque et rejoint le camion. Il est pompier de Paris et la cloche a sonné.</p>
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		<title>Défi n°10 : Les mots</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 10:36:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°10 : Les mots]]></category>

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		<description><![CDATA[Elle était assise dans un canapé en rotin, dans la véranda. Cette femme n’était plus toute jeune, mais elle avait toujours ce profil aristocrate et cette allure si gracieuse. Son chignon laissait échapper quelques fines mèches dans sa nuque. Elle était penchée au-dessus de la table où étaient éparpillés ces petits cartons de toutes les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Elle était assise dans un canapé en rotin, dans la véranda. Cette femme n’était plus toute jeune, mais elle avait toujours ce profil aristocrate et cette allure si gracieuse. Son chignon laissait échapper quelques fines mèches dans sa nuque. Elle était penchée au-dessus de la table où étaient éparpillés ces petits cartons de toutes les couleurs pliés selon des formes étudiées. Elle prenait toujours autant de plaisir à ses compositions d’origami. Ses origines chinoises de par sa mère l’auraient plutôt dirigée vers la calligraphie, mais elle aimait créer tout un univers et se raconter des histoires avec ces petits bouts de papier.</p>
<p>Lorsqu’elle osait s’avouer la vérité, certains jours, au fond de son cœur, elle savait qu’elle n’avait jamais oublié ce jeune chinois qu’elle avait tant aimé lorsqu’elle avait vingt ans. Et la guerre d’Indochine les avait séparés. Elle avait dû rentrer en France. Elle s’était mariée avec un homme qu’elle trouvait sans grâce, un peu plouc, comme disait sa grand-mère. Mais à leur arrivée en France, sa famille était un peu démunie. Il avait fallu accepter l’entraide pour survivre et continuer à aller de l’avant. Et cet homme, un peu froid, même s’il se montrait un peu fruste, avait un regard franc. Sa sincérité ne s’exprimait pas forcément avec des mots, mais lorsque ses yeux bleus se posaient sur elle, elle y lisait toute la tendresse, toute l’admiration qu’il ressentait à son égard. Il savait la rassurer.</p>
<p>Elle préparait toute une histoire, illustrée par ses personnages de papier, une jolie histoire d’amour qu’elle irait raconter demain au centre pour enfants qu’elle animait tous les jeudis. C’était un peu son histoire qu’elle aimait partager avec des enfants, une petite victoire sur son chagrin. Elle avait désormais pris la ferme résolution d’être heureuse et de cesser de ressasser son passé.</p>
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		<title>La lettre au Père Noël</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 17:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Agathe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Défi n°08 : La lettre au père Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour Père Noël, Dis-moi quand tu vas dans le ciel avec tes rennes et ton traineau, tu discutes un peu avec le Bon Dieu. ? Vous parlez un peu des morts qui sont au ciel ? Si tu vois ma maman, tu lui diras que depuis qu’elle n’est plus sur terre, Noël a beaucoup moins d’allure. Elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Père Noël,</p>
<p>Dis-moi quand tu vas dans le ciel avec tes rennes et ton traineau, tu discutes un peu avec le Bon Dieu. ? Vous parlez un peu des morts qui sont au ciel ?</p>
<p>Si tu vois ma maman, tu lui diras que depuis qu’elle n’est plus sur terre, Noël a beaucoup moins d’allure. Elle allait acheter un sapin et même quand elle était déjà un peu malade et trop fatiguée pour en rapporter un du supermarché, elle coupait une branche du bas de son épicéa qui était dans son jardin, pour qu’il y ait quand même un sapin pour mettre les cadeaux. Forcément elle avait été institutrice toute sa vie, elle savait ce qui plaisait aux enfants. D’ailleurs ma fille le dit : « depuis que mamie n’est plus là, Noël ce n’est plus aussi bien. » Elle savait mettre de la magie.</p>
<p>De toute façon maintenant dans les publicités à la radio et à la télé, ce sont les enfants qui parlent des magasins de jouets qui font des réductions. On se demande s’ils y croient encore à ton rôle, ceux qui sont très petits peut-être, les autres ils savent que ce sont les parents qui achètent les cadeaux. Et je ne te parle pas des cadeaux quand on est adultes, qu’on s’achète en janvier parce que c’est le mois des soldes.</p>
<p>Moi ce que j’aime c’est offrir un cadeau à quelqu’un quand je suis sûre que ça lui fera plaisir et que ce sera une surprise en plus. Pour ça il faut bien connaître la personne et je préfère souhaiter les anniversaires. L’anniversaire c’est le jour où tu es né au moins, pas celui de la naissance de Jésus.</p>
<p>Et puis tu vois, tu as quand même pas mal de concurrence avec Saint-Nicolas. La preuve, en Angleterre, ton pote anglais, il s’appelle Santa Claus, une déformation du nom de Saint-Nicolas.</p>
<p>Pour cette fête là, tu vois, moi je dis, le roi c’est le sapin. Il vient de là-bas loin dans ses forêts, où il a quitté ses petits camarades. Il sent bon, on lui met des guirlandes. Ma fille elle installe même un œuf qu’elle a décoré en classe de maternelle.</p>
<p>Bon allez je ne t’en veux pas, tu fais ton possible, je suis une râleuse. Noël c’est la fête que je déteste le plus dans tout le calendrier. Tu diras bonjour pour moi aux cloches de Pâques.</p>
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