défi N°16 : SILENCE…. ça tourne !

Nous sommes en plein festival de Cannes n’est-ce-pas ? Alors je vous propose comme prochain défi d’écrire un « micro-roman » ou nouvelle  dont le sujet sera …libre mais tout le reste imposé ! Les personnages : les nominés sont : pour les dames : Emma de Montbruisson, Pascale de Chaste, Zofia et Azettep Nunez de Aznar, Agathe : Comtesse Goulier de Grandville, Marie : Marquise de Sillègue d’Aubeville et Ed O’Connor. // Pour les messieurs nous aurons : Léon de Bretagne,  Ingeark  l’inventeur, Larjie de Portaul et Louis de Clairac. Époque : 18ème. Lieu : Château de Fort La Latte. Chaque auteur sera le héros ou héroïne de son texte. Néanmoins tous les personnages seront au minimum cités dans le récit.  Clôture de ce qui va être un festival : je vous propose le 13 juin au soir.

Ps : oups ! modification du genre d’un des personnages….Château de Fort La Latte

Désintégration

 

Avant que le délai du 8 mai n’arrive à expiRATION, je me suis dit « prends une grande respiRATION, et pour ce projet de narRATION, mets en route ton inspiRATION, sinon ton Dada qui te voue adoRATION, que dis-je vénéRATION, sera confronté à une intense frustRATION, une désagréable ulcéRATION ». Je ne veux pas être la cause de sa prostRATION même si j’estime que cette idée d’allitéRATION en « ration » est un tantinet une exagéRATION. Mais je ne souhaite pas, une fois de plus être à l’origine de l’exaspéRATION du Dada, de la détérioRATION de son moral, de la désintégRATION de sa joie de vivre, ou pire encore, de sa déconsidéRATION. Je sais qu’il est capable de commiséRATION et de pondéRATION. Et pourtant il ne comprend pas toujours mes élucubRATIONs qu’il évalue comme de la déconcentRATION, une forme d’altéRATION ou de déstructuRATION mentale, mais auxquelles il apporte modéRATION et édulcoRATION en les nommant « évapoRATION ». Mais là je dis : conspiRATION !. Ce n’est pas parce qu’il travaille dans une administRATION qu’il peut se permettre de telles déclaRATIONs. En tout cas ce n’est nullement un problème de généRATION même si nous ne possédons pas les mêmes mensuRATIONs et il faudra bien qu’un jour ce Dada fasse abjuRATION de ces vociféRATIONs. Moi aussi, j’ai des aspiRATIONs, je suis capable d’amélioRATION, de concentRATION, de pénétRATION, je lui en ferai la démonstRATION.

Je participe donc à cette étrange opéRATION, une orchestRATION arrangée par cette confédéRATION, cette corpoRATION qui nous demande sans rémunéRATION d’écrire des aberRATIONs. Il faudra que j’en établisse la factuRATION ou que je demande répaRATION. En tout cas pour parvenir à la libéRATION de tous ces termes en « ration » je suis victime d’une forte transpiRATION. Je suppose qu’après récupéRATION et aéRATION, sans en arriver à la défenestRATION, il y aura restauRATION de bonnes vibRATIONs.

Alors, fais-je à présent partie de cette fédéRATION ? Y’aura-t-il délibéRATION puis décoRATION ? Ou insatisfaite de ma collaboRATION, en arrivera t’on à la séquestRATION, l’éventRATION ou l’épuRATION ?

Envoyé dans les temps par Pascale.

Knock-out sans grand espoir de récupération

Un jour il tomba en adoration devant sa postière. Il retint sa respiration, réussit péniblement à prononcer l’énumération de ce qu’il venait chercher, mais quand elle en vint à l’oblitération, il prit une forte inspiration et voulut le lui dire avant qu’elle n’ait finit l’opération. Il ressentait tant d’admiration devant sa coloration sous la réverbération du néon et sous l’effet de la ration de sourire qu’elle lui proférait chaque jour sans exagération ! Jamais de commisération ! Mais soudain il sentit l’altération de sa voix qui au lieu d’une déclaration, ne put devenir qu’une pauvre aspiration. C’était une conspiration de ses sens. Pourvu que cela ne finisse pas en castration psychologique. Dans la soudaine évaporation de ses rêves il dit adieu à l’exploration de l’amour, à la consécration de ses désirs. C’était le problème avec sa génération. S’ils n’obtenaient pas réparation immédiate, ils ne faisaient plus que de la figuration. Quelle aberration ! Ce renoncement dans la nouvelle décoration du bureau, ce jaune et ce gris sans considération pour l’esthétique, cela appelait à la défenestration.

elucubrations: nous nous aventurassions sur un océan de rhum

Les rations de bière s’amenuisent. l’occupant de la cabine d’à coté a fait la commémoration de sa dernière bouteille de wodka tout à l’heure.
Il me reste un peu de porto, avec modération bien sur. Il ne faudrait pas que l’alcoolisation nécessite des réparations des cellules du foi. Ou à plus cour terme, éviter que les pompiers fassent une dés-incarcération de mon véhicule suite à son insertion dans un platane. J’oubliais, ce n’est pas possible puisqu’on est dans une embarcation maritime…

Un bateau quoi.
Pas d’accélérations sans un engin à roue motorisé -une voiture- Et il n’y en pas sur un bateau Pardi. Ni de platanes d’ailleurs.
Vous avez compris? ôO
Veuillez m’excuser cette altération faisant une dénaturation de mon récit.

j’hésite a faire quelques aberrations avec les règles du défi. Mon inspiration est partie en migration passagère quelques jours. bah, ouais dans ma réflexion, je me dis qu’affaiblir quelques rimes, vous ne le remarqueriez même pas malgré les vérifications.
Au fait, dans le dico de rimes de Michel il y en a 410 mots qui terminent comme castration. 410, C’est une prolifération des vociférations écrites possibles.

Parenthèse fermée, réincorporation de mon histoire d’alcoolique:

Nous amarrassions de l’excentration de l’embouchure du fleuve, il y a déja un mois. Notre mission: l’exfiltration de tonneaux de rhum de ce diabolique pays venant de voter la Prohibition. La numération des litres était telle, qu’un de plus ou un de moins, nous ne nous embarrassions pas à compter. Nous avons donc connu l’évaporation. Explication de ce phénomène: le contenu des tonneaux, se retrouvait petit à petit au sol, a fond de cale, après une légère décoloration et l’ajout d’une odeur de macération de vomi.
Trop d’alcoolos dans l’équipage, sans notre cargaison, Le capitaine a tranché. nous virassions vers le rivage afin d’éviter notre déshydratation. Nous tracions, en zig zag sur l’océan espérant l’embarcation d’une nouvelle cargaison avant que la sevrassion ne nous déssèche.

PS: même si ça n’intéresse que moi sur ce blog, Michel a publié le code source de son dictionnaire.

Célébration

Il est onze heures et l’exaspération commence à pointer le bout de son nez, voilà plus de quatre heures qu’Inès tourne en rond dans sa chambre. Elle est l’illustration même de l’impatience. Il faut la comprendre quand on a 21 ans et qu’on est invité, pour son premier film, à monter les marches au Festival du Film, il y a de quoi faire preuve d’une certaine déconcentration.
Hôtel & Restauration quatre étoiles luxe, la Croisette et son accumulation de richesses, la Côte d’Azur, le trajet en avion privé, la mer si proche, mais Inès doit attendre les directives en vue la préparation de la soirée. Ne pas pouvoir se balader, flâner au gré de ses envies, ni partir en exploration dans les rues de cette ville côtière créent une frustration évidente pour la jeune femme.
Elle a ouvert les rideaux marron foncé pour s’avancer sur le balcon mais la réverbération du soleil sur la façade blanche est si forte qu’Inès est obligée de rentrer. Elle s’assoit sur une bergère aux tons beiges, son regard erre sur la pièce, la décoration de la suite à des couleurs fauves et chaudes qui sont associées à quelques éléments foncés donne une impression de bienveillance comme une tasse de chocolat chaud un soir d’hiver.
Elle était en pleine rêverie lorsque la femme de chambre avait fait son entrée et déposée avec considération sa robe de soirée, un fourreau en soie rouge surmonté de perles signé John Galliano.
L’admiration avait surgi dans les yeux ébahis d’Inès, la robe était si belle qu’elle en eut la respiration coupée.
Il ne reste plus que quelques minutes à attendre, Inès est habillée si élégamment (l’opération « je m’habille » a été délicate tant la robe est moulante) et perchée sur des talons si hauts qu’elle est incapable de faire des petits bonds comme elle le voudrait tellement l’excitation, la tension sont à leur comble. Elle est fébrile mais doit faire preuve de concentration. La seule chose qu’elle redoute est de devoir faire une déclaration aux journalistes, elle craint de bafouiller et de dire des inepties.
Inspiration, expiration, elle essaye d’évacuer le stress qui vient se mêler à toute cette agglomération d’émotions.
Dans la berline qui la conduit au Palais des Festivals, elle a retrouvé l’équipe du film, le réalisateur et le scénariste entourent de près l’héroïne de leur film. Ils jouent ici une partie de leur future carrière, ils font partis de cette nouvelle génération d’auteurs qui remet au goût du jour la période de la Nouvelle Vague. Leur collaboration s’est tellement bien passée qu’ils ont tissé des liens bien plus forts que ce qu’ils imaginaient. Ils n’ont pas droit à l’erreur, qui plus est un soir d’inauguration.
Ils arrivent. Ils montent.
Arrivée à mi-hauteur, Inès fait face à la foule. Son coeur s’emballe, l’accélération de ses pulsations cardiaques lui fait monter le rouge aux joues. Les vociférations, les acclamations du public pourraient l’intimider mais il n’en est rien. C’est la première fois mais elle ressent comme une libération à être là devant toute cette foule. Elle trouve quand même que cette hystérie, cette adoration collectives frôlent l’exagération mais elle veut profiter de cette euphorie.
Son intégration dans le monde du cinéma est en train de se jouer maintenant, elle s’en rend compte et cela renforce sa détermination.
C’est l’heure de la célébration pour Inès, bien décidée à ne prendre que le meilleur de cette nouvelle aventure qui débute, ses aspirations sont telles qu’elle ne laissera pas sa chance passer.

RATIONNEL?

J’ai pris ma ration de vocifération.
Faut-il faire une histoire avec préparation ou une illustration avec interpénétration et transfiguration ce qui nous amènerait vite à saturation.
Je ne pouvais faire séparation entre les deux options sans penser à la réverbération,à la réfrigération ce qui me mena très vite à une certaine déconcentration mais pas encore à la défenestration.

C’est le problème de la narration me direz vous .Faut-il à chaque génération d’auteur procéder à une filtration des  mots ou faut-il accepter la macération,la lacération des mots pour accéder à la stucturation par prémonition.

Je suis en transpiration et je vois dans vos yeux la déconsidération et quelques uns qui se disent: elle nous a fait une liste .Pas du tout la maturation me fait procéder à minoration et non à majoration d’un nombre de mots pouvant se situer aux alentours de 200.

Sans itération j’espère.

Je suis mon inspiration en regardant la décoration sans exagération ni  exaspération.Je suis  en adoration devant ce qui m’entoure  pendant cette incarcération qu’est la déstructuration de la personnalité quand on tient un stylo entre les mains.Il faut à ce moment là la séquestration pour ne pas subir la déconcentration.

A  l’inauguration de mon administration il y eu une grande aération qui me précipita dans les bras de cet homme issu de l’émigration .Mais c’est une autre histoire.

Mon texte s’arrêtera ici .Il faut agir dans ces cas là avec modération et ne pas chercher à faire de la numérotation qui serait de la péjoration de l’écriture et ferait obturation à donner à cette opération un caractère de castration de la lecture.

Elle est folle fut la conclusion de la fédération des médecins .

Collaboration

La collaboration est généralement un terme plutôt positif. On entend par là une certaine coopération. Pas forcément celle qui permet de voyager dans nos départements d’outremer. Je ne suis pas sûre qu’il y ait encore des jeunes gens qui partent « en coopération ».
Mais en 1942, lorsque Pétain décide de révoquer les enseignants francs-maçons et communistes, ce jeune homme de 32 ans, qui ne se cache pas de son appartenance fraternelle, va voir sa vie basculer. Sur dénonciation, il passe même pour communiste :
« M. L est communiste, il donne à ses élèves des porteplumes rouges. »
Pour gagner sa vie, il trouve un emploi dans un entrepôt allemand, sans préjugé aucun, ni aucune intention de pactiser avec l’ennemi. Il est au-dessus de ça. Il aime les langues, il apprend à parler allemand. Mais cette insouciance va le conduire à l’incarcération, dans cette jolie abbaye au toit octogonale de Fontevraud. Il a un bon avocat qui le sortira de là au bout d’un an.
Cet homme c’était mon père. En 1960, il m’apprenait à parler anglais avec une méthode audiovisuelle, dont je n’ai jamais oublié les images et les illustrations et qui trône désormais sur mes étagères. Quand je vous dis qu’il aimait les langues. Il m’a laissé ce goût en héritage, ce sont les seules matières qui m’intéressèrent vraiment tout au long de ma scolarisation. Il avait bien sûr des défauts, mais je n’avais pour lui qu’admiration. Son décès est survenu trop tôt, je n’avais que 29 ans, quelle frustration !