L’homme était seul, assis sur le banc, face au fleuve. Depuis combien de temps était-il là, lui même ne le savait pas. Le regard perdu dans le vague, son sac posé à ses côtés, il n’avait même plus la force de penser. Il était parti de chez lui quelques heures plus tôt, lui laissant un mot sur la table du salon. Nul doute qu’elle était rentrée, qu’elle l’avait lu… Alors, pourquoi n’était-elle pas venue le rejoindre ? Quelques jours plus tôt, elle lui avait signifié que tout était terminé, que leur histoire arrivait à son terme. Elle ne l’aimait plus, celà semblait définitif, irrémédiable. Quelles erreurs avait-il commis, il retournait leurs années de vie commune dans sa tête, mais ne parvenait pas à trouver la réponse à cette question. Il avait été aimant, attentif, précautionneux… Rien ne laissait supposer qu’elle allait le quitter, comme ça, sans crier gare… Et pourtant, tel était bien le cas, aucun signe avant-coureur, sans cris et sans heurts, elle lui avait annoncé: « C’est fini, je ne t’aime plus, je ne veux pas te faire de mal, mais je te quitte ». Aucune explication, juste l’érosion des sentiments, le quotidien qui tue les amours. Alors, il avait joué son dernier atout, il lui avait demandé de le rejoindre, au bord du fleuve, sur le banc de leur premier baiser. La nuit commençait à tomber, elle ne viendrait pas, il le savait. Il soupira en regardant le soleil se coucher derrière les cyprès. Il attrapa son sac, en sortit la corde, il referma son sac. Il s’approcha de la berge, laça la corde autour de sa cheville. Il prit son sac dans les bras et plongea dans le fleuve.
Elle eut juste le temps de le voir sauter et s’enfoncer dans les eaux noires du fleuve, elle cria son nom, mais il était déjà trop tard…
Ce n’était pas une fille de cheminot. Elle aurait été à l’heure. Et maintenant j’aurai un argument pour ne pas mettre de pavé de granit dans mon sac à dos.
cette histoire n’était pas un « pavé » mais elle est bien triste !snif!
Nos histoires sont proches mais la tienne se termine bien tristement… le suicide n’est pas tellement le pire, mais son arrivée à elle juste quelques minutes trop tard…
Comme quoi il faut parfois attendre encore peu.
oh la la …dejà qu’il a fait gris tout le week end..
@marie pierre, tu nous concoctes le prochain défi?
j’aurais bien une idée mais vous allez pas être contents.
c’est un vieux défi ….
je te répons Emma sur ta boite.