DEFI N° 11

la cloche a retentit……

j’ai ressenti à ce moment là que j’allais au devant d’ennuis qui ne devaient jamais cesser ….

j’avais 7 ans .je m’étais échappée une heure plus tôt du jardin de ma tante qui était attenant au cimetière ; je m’étais comme à mon habitude promenée entre les tombes en retenant mon envie irrépressible de glaner ça et là quelques trésors qui auraient pu aller enrichir ma boite à secret.plus jeune je m’étais servie à plusieurs reprises de perles enverre qui ornaient les couronnes mortuaires et de pétales de fleurs .J’avais un peu déplacé les  »à ma tendre épouse »  »à ma chère soeur » pour les disposer à l’endroit où elles semblaient devoir mieux se trouver …Ma mère qui avait toujours respecté mon amour des cimetieres ,à Paris nous habitions  tout près du père Lachaise, attendait alors la nuit tombée et  allait discrètement remettre les choses à leurs places…enfin presque  à leurs places…

Dans ce petit village de Lorraine qui devait aux alentours des années soixante compter 50 habitants  tous très vieux cela passerait inaperçue.On me fit comprendre que cela devait passer en grandissant.

Donc aujourd’hui j’évitais la tentation…et du cimetière je sautaisdans le jardin du presbytère  pour entrer discrètement dans l’église.J’aurais pu choisir l’école que ma tante secrétaire de mairie de ce petit village m’ouvrait quelque fois pendant les vacances mais je n’aimais pas l’école.

Par contre l’église….avec ses odeurs de cire mélangé d’encens à avoir envie de s’ évanouir   comme une grande  diva , l’église était mon premier lieu de plaisir.J’aimais  frotter mes jambes le long des bancs cirés il y avait comme une odeur de musc.Bref ce jour là le printemps réchauffait l’interieur et j’apercu dans un rayon de soleil la corde qui servait à faire sonner les cloches ;j’avais vu plusieurs fois le curé le faire et y aller de tout son poids pour réussir à obtenir un son .

Et si j’essayais moi si légère d’autant que la vision de cette corde épaisse et rapeuse va savoir pourquoi éveillait mon intérêt …à qualifourchon donc …un élan ou deux …mes pieds décollèrent  la corde avait beau me raper les cuisses …j’insistait …et c’est là que la cloche a retentit ….plusieurs fois ….

A une heure où il n’y avait ni vèpres ni enterrements ….ni mariage ni Rien.

Le temps de reprendre mes esprits la moitié des personnes vaillantes du village se trouvait là  .Tous devant moi tétanisée.Je n’avais pas d’autres solutions que de m’évanouir .En revenant à moi je racontais avec force détails que je vais m’empresser de vous épargner quoiqu’ils pourraient faire l’objet d’un autre  récit que la Vierge m’était apparue  et la cloche avait retenti à ce moment où l’apparition se brouillait devant mes yeux.

Ma mère soignat mes plaies aux cuisses sans rien dire .

Une apparition qui fait sonner les cloches…

On m’éloigna du village .Je revenais avec ma mère quelques mois plus tard en plein été .Il faisait très chaud on aidait aux moissons  un jeudi sans enterrement sans mariage sans vèpre  et là tout d’un coup alors que tous les gens valides s’étaient éparpillés  dans les champs la cloche a retentit….

4 Réponses à “DEFI N° 11”

  1. Agathe dit :

    Très émouvante cette histoire.

  2. gnieark dit :

    on est tres ruraux dans les récits.

  3. Emma dit :

    On a peut être besoin de vert!

    Perso, cette histoire me stress, je me demande le pourquoi du comment du truc!

  4. Ed dit :

    Les cloches d’église sont des instruments sous-employés !

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