Conte de Noël, où le Père Noël est une véritable ordure

Sylvain détestait ce job. Mais c’était bien le seul qu’il avait trouvé pour la période des fêtes: Père Noël. Tous les matins, il enfilait son costume rouge, ajustait sa fausse barbe blanche et se laissait photographier toute la journée avec une ribambelle de gamins dissipés, le sourire toujours accroché aux lèvres. Mais, intérieurement, il bouillonnait… Il savait qu’il n’aurait jamais du accepter ce boulot, il aimait beaucoup trop les jeunes enfants. Heureusement que son patron ne s’était pas penché sur son passé. Bien sûr, il avait payé sa dette à la société, mais le juge lui avait formellement interdit de s’approcher de trop près d’enfants, alors, travailler avec eux… Mais, en ces temps de crise, il devait, comme tout à chacun, payer ses factures et avoir de quoi manger, et ce n’était pas la maigre allocation que lui versait le Pôle Emploi qui pouvait lui assurer des fins de mois sans découvert. Comme aucun autre employeur n’avait voulu de lui, il avait fini par céder à ce qui l’encourageait dans ses pulsions qu’il savait malsaines.

Tout alla bien jusqu’à ce 23 décembre, un monde fou déambulait dans la galerie marchande et une tripotée de gamins hurlants attendaient de se faire photographier avec le Père Noël. La petite fille qui s’approcha était superbe, une métisse de quatre ans, un air coquin et espiègle, le regard vif. Ses petites tresses dansaient autour de son visage de chérubin. Lorsqu’elle vint s’asseoir sur les genoux du Père Noël, Sylvain sentit le désir l’envahir et la jouissance monter en lui. La pose fut rapide, comme toutes les autres ce jour là, mais le plaisir intense. Il fut obligé de faire une pause avant de reprendre le rythme infernal du flash crépitant autour du sapin et des faux cadeaux. Mais il ne pensa plus qu’à la petite fille tout le reste de la journée. Lorsque le magasin ferma ses portes, Sylvain profita que le photographe rangeait son matériel pour jeter un œil sur les bordereaux de commandes du jour. Il ne lui fallu pas beaucoup de temps pour retrouver le nom de la gamine et son adresse.

Le soir du réveillon, tous les journaux télévisés faisaient leur une sur l’enlèvement de la fillette. Et, ce n’est qu’au petit matin de Noël qu’un promeneur retrouva son petit corps mutilé au beau milieu d’un terrain vague. L’enquête montrera qu’elle avait été violée avant d’être étranglée.

3 Réponses à “Conte de Noël, où le Père Noël est une véritable ordure”

  1. Ed dit :

    Tout ça à cause de la « tripotée de gamins » !
    Et t’appelles ça un conte, toi ??? Ce n’est pas à mettre entre toutes les mains quand même… Un conte un peu trop réaliste. J’en lis des comme ça tous les matins sur yahoo news… :-(

  2. Zapette dit :

    Oui madame, c’est un conte !!!!
    Moi, je ne lis pas les news Yahoo, trop déprimant…

  3. Emma dit :

    Je déprime maintenant…

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