defi 13

Mercredi, 10. mars 2010 19:25 | Auteur:Gnieark

Rapport sur l’affaire 45694

Madame ou monsieur,

Vous m’avez missionné pour éclaircir ce qu’est devenue l’équipe qui avait en charge le dossier 45694 ainsi que l’objet des ses investigations.

Mes constats n’ont pas permis d’établir l’objet de l’affaire 45694. L’ensemble des traces écrites ont disparues. Les agents ayant participé sont portés disparus pour 5 d’entre eux.  2 autres ont été assassinés. Mes services ont pu reconstituer la bande audio de l’enregistreur qui se trouvait dans le PC répartiteur qui a été incendié.

Voici la transcription:

Répartiteur: Plus de trois appels simultanés. Je stoppe la prise de notes et démarre l’enregistrement audio comme le veut la procédure. Voici le rapport oral de l’heure précédente Déplacement la PS 45694-4(sigle pour Personne Surveillée, le premier numéro est le dossier, le second la personne) de son lieu d’habitation à Calderale  en voiture. un accompagnant monté à Bollington non identifié. Se déplacent vers le sud (Londres?)

Sentinelle 3. José est sorti du pavillon avec Chloé. Attendons instructions.

Sentinelle 7. Aberdovey. Une voiture vient d’entrer dans la propriété d’Althena, Nous pensons qu’il s’agit de Jessy.

Répartiteur. Sentinelle3, vous avez dit que José et Chloé sont sortis. Où est Jessy?

Sentinelle 3: Indoor

Répartiteur Sentinelle 3, Cherchez un contact visuel pour confirmer

Répartiteur Sentinelle 7, Identifiez formellement s’il s’agit de Chloé

Sentinelle2 Coulommiers, 3 Limousines sont sorties du conseil.

Répartiteur Sentinelle 2, Quelle Direction?

Sentinelle2 Autoroute vers Toulouse

Répartiteur Pisteur vidéo-surveillance, Suivez les limousines Autoroute direction de Toulouse.

Sentinelle 4 Pyrénées Il y a du mouvement au domaine. Les commis chargent des voitures de valises.

Pisteur réseau: Le datacenter de José ne répond plus au ping.

Répartiteur conseiller d’astreinte. Mouvements détectés sur tous les sites, ils bougent tous.

conseiller d’astreinte Répartiteur, Faites se tenir prêts les interventionnels sud et nord.

Répartiteur interventionnels sud. Tenez vous prets

Répartiteur interventionnels nord. Tenez vous prets

Sentinelle3 Nous avons perdu Jessy, les capteurs thermiques n’indiquent aucune présence.

Répartiteur Sentinelle 7 Nous attendons toujours la confirmation de l’identité du visiteur.

Répartiteur Sentinelle 3 Suivez les deux autres.

conseiller d’astreinte Répartiteur le point s’il vous plait.

Sentinelle 7 Répartiteur, nous confirmons l’identité de Jessy. Ils viennent de monter dans un véhicule et de sortir de la propriété. Alténa, Jessy et apparemment deux hommes de main.

Répartiteur conseiller d’astreinte. Ils sont tous en mouvement. Les équipes tentent de ne pas les perdre.

Interlocuteur non identifié. C’est le moment d’accomplir votre devoir répartiteur.

Répartiteur à Interlocuteur non identifié: Qui êtes vous?

Interlocuteur non identifié: Je représente la personne envers qui vous avez prêté serment. Vous savez ce que vous avez à faire?

Répartiteur: Oui.

Hormis les quelques prénoms qui apparaissent. Nous ne disposons d’aucun renseignement sur les PF, et n’avons aucune trace de ceux-ci. Nous avons envoyé des équipes sur les lieux que nous avons pu identifier grâce à cet enregistrement. Les locaux ont été minutieusement vidés. Le “domaine” dans le sud de la france a été victime d’incendie. Cependant la présence de la gendarmerie française sur place ne nous a pas permis d’inspecter les décombres.

Suite au dernier appel, il est probable que le répartiteur ait éteint l’enregistrement. D’apres les témoignages. Il est sorti dans les rues de Londres et s’est assis sur un banc. Il est resté sur ce banc deux heures environ d’après les témoins. Il avait “le regard vide”. Un coup de feu tiré à distance a mis fin à ses jours alors qu’il était toujours sur le banc. Nous émettons l’hypothèse qu’il avait conscience de son sort.

Le conseiller d’astreinte fait malheureusement partie des personnes disparues.

Je vous tiendrai informé au fur et à mesure des éléments.

Veuillez agréer.

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Défi n°13, malheur ou bonheur ?

Jeudi, 4. mars 2010 11:40 | Auteur:Zapette

Allez hop, je lance le prochain défi… Et j’ai réussi à créer une nouvelle catégorie !!! J’suis trop forte ;-)

Bon, à partir de la photo ci dessous, il va se passer quelque chose pour l’homme ou sous ses yeux… que du bonheur, ou que du malheur ??? A vous de choisir… Et, puisque c’est le défi n°13, on va dire que vous avez jusqu’au samedi 13 mars, à 13h pour publier vos textes !!!

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bestiole exploratrice

Jeudi, 25. février 2010 22:15 | Auteur:Gnieark

jour1:

Le climat s’est refroidi. il faut que je m’abrite. je quitte mon campement actuel, pour rechercher un abri.

jour 3:

J’ai marché pendant deux jours. Heureusement que je m’étais bien repue avant de lever mon campement. Je n’ai pas eu l’occasion de poser mes pièges. J’ai réussi à m’introduire en longeant des parois étranges dans un endroit où la température a quelques degrés de plus. Je suis fatiguée, il faut que je mange. je vais chasser.

jour 4:

C’est bizar ici, les formes, il y a … je ne trouve pas le mot, le contraire de courbure. oui plein de lignes droites et de surfaces planes. J’ai posé un piège dans un angle en hauteur. Comme il a bien fonctionné, j’ai pu me nourrir.

jour 5:

Je me suis cachée. Il y a eu un grand bruit. le lien qui me permet de surveiller mon piège a été arraché. Le bruit s’est arrété, mais je n’ose pas sortir aller voir.

jour 6:

Lorsque je me suis enfin décidée à aller voir j’ai pu constater que mon piège a entièrement disparu. J’ai décidé de changer d’endroit.

jour 7:

j’ai trouvé un lieu encore plus étrange. L’atmosphère est devenue chaude et humide à l’aurore et aussi le soir. Il y a un orifice qui aspire l’air et qui a rapidement retiré toute l’humidité, enfin je pense.

J’ai posé un nouveau piège dans un endroit plus discret, j’espère que cette fois il ne sera pas détruit trop vite. C’est fatiguant à installer.

jour 8:

Je suis trop curieuse. l’atmosphère s’était encore humidifiée. je me suis rapprochée. il y avait une source d’eau chaude qui émettait de la vapeur. un gros animal était dans le jet. j’espère qu’il ne m’a pas vu, je me suis cachée.

jour 9:

je n’y tiens plus, je veux comprendre. Dès que cet événement particulier se reproduit, je m’approche pour voir ce que c’est.

Jour 10:

ça c’est mal passé. je me suis approchée de l’eau qui était apparue. il y a eu un grand cri de l’animal qui se baignait “AH une araignée!!!” .

Il est sorti, le niveau de l’eau a baissé d’ailleurs. Je me suis faite asperger et ça m’a entraînée dans le réservoir d’eau. ensuite l’eau s’est retirée, me traînant dans le syphon. J’ai réussi à rejoindre une zone non inondée du tube. J’ai toussé dix minutes a moins, faillit me noyer.

Quand j’ai été remise de mes émotions, je suis montée dans la cavité. J’ai trouvé une sortie, le trop plein de la baignoire.

L’endroit est dangereux, je vais me faire discrète, mais la température est si agréable. j’ai même trouvé un stock de coton ou je pourrai pondre au printemps.

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Si j’étais…

Mardi, 23. février 2010 23:50 | Auteur:Zofia

Je suis jeune, enfin en durée de vie humaine uniquement. Du côté des diptères, je fais presque figure d’ancêtre avec mes 9 mois d’existence. Je suis née à la fin de l’été et je suis restée 6 mois en hibernation, l’hiver au chaud dans un conduit, ça fait parti des avantages à un être culex modestus.
Peut-être le seul  à la réflexion.
Car dès la naissance, la vie est difficile pour un insecte de mon genre ; on ne nous protège pas comme les abeilles et on ne nous trouve pas beaux comme les libellules.
On nait dans la boue, au cœur des marécages, dans des eaux stagnantes et gluantes entourées de hautes herbes. Pas loin il y a la mer et sa plage de sable fin. Cette plage où des chevaux aux robes couleur noire, se baladent alternant courses folles et pas chaloupés.
De cette naissance, il ne reste rien qu’une sensation de terre humide, pas de famille, pas de clan, encore moins de maison douillette.
Et dès l’instant où l’appétit se réveille…
D’abord, on refuse catégoriquement de se nourrir de sang, mais après avoir goûté aux algues et aux bactéries, notre minuscule organisme a besoin de sucre. Beaucoup de sucre.
Et, avec avidité, on se jette sur les premiers passants qu’on aperçoit ; on abdique, on capitule.
Je me souviens quand ça m’est arrivé pour la première fois. J’en garde un souvenir désagréable mais inévitable.
Je n’avais pas le choix, je n’en pouvais plus, j’avais terriblement faim, je sentais une envie grossir au fond de mon ventre, une pulsion, je voulais du sang.
Alors il est arrivé. Un cavalier, détendu, innocent, sublime, brun avec ses cheveux flottant légèrement dans le vent frais d’une matinée d’automne. C’était comme dans une pub, le cheval avançait, des gerbes d’eau éclaboussant chaque pas et je me suis jetée sur lui. J’y suis allée franco et j’ai enfoncé mes deux crocs dans la chair tendre de son cou. C’était si bon. J’étais devenue une détestable buveuse de sang. Et j’adorais ça.
Pour me punir, je m’exilais.
La vie à la dure continuait et je venais d’élire domicile dans une sorte de décharge au milieu de la végétation. Pneus éclatés, voitures abandonnées, tôles rouillées, un bric à brac d’immondices, où j’y retrouvais des compatriotes et compris que ce n’était pas un exil mais la suite logique de notre misérable condition.
Calée dans un vieux pneu sentant le caoutchouc brûlé, je rêvais à une autre vie. Une vie humaine sur deux jambes, où je pourrais manger des hamburgers, me laisser aller dans un canapé, vivre dans une maison, monter sur le dos d’un cheval et galoper contre le vent, embrasser passionnément le beau cavalier dont j’avais bu le sang…
Mais chez les moustiques, on commence dans la boue, on continue au milieu des déchets, on boit du sang avec frénésie et on finit (souvent) éclaté contre un mur, le moustique n’est décidément pas l’ami des hommes.

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Vermer

Lundi, 22. février 2010 19:13 | Auteur:Zapette

Je me présente, Vermer, ver de terre de son état… On m’appelle aussi lombric, et j’ai même un nom savant, Lumbricidae. Mais ça, tout le monde s’en fout à vrai dire… Je ne suis pas très grand parce qu’il y a quelques temps, alors que je m’aventurais dehors, je me suis fait coupé en deux… J’ai gardé ma tête, mais j’ai perdu ma queue. Heureusement, ça repousse et, même si ça m’a manqué pendant quelques temps pour ma reptation, je n’en suis pas mort. Mais, à vrai dire, tout cela n’est pas vraiment important. Non, je voulais vous parler d’un truc hallucinant qui m’est arrivé il y a quelques jours. J’étais tranquille, à creuser la terre à la recherche de ma nourriture, et ce n’est pas chose aisée il faut en convenir, parce qu’avec toute cette agriculture irraisonnée, bref, je ne vais pas m’embarquer dans un débat politique aujourd’hui… Non, je voulais vous dire sur quoi je suis tomber… Une paire de chaussures, seules, sans cadavre au bout… Ah oui, parce que, des cadavres, j’en ai déjà vus, même consommés d’ailleurs (faites pas cette tête, vous y passerez tous, bouffés par les vers…). Là, la paire de chaussures semblait même être un élément végétal du paysage terreux. Je me suis approché, il y avait déjà des collègues qui se régalaient. Je les ai questionné, tout de même, bouffer une godasse, en cuir passe encore, mais il y a toujours du plastique là dedans… et je vous assure que ce n’est pas très digeste. Mais, les copains étaient ravis, ils m’ont dit « Mais non Vermer, regarde,tout est biodégradable »… Une chaussure biodégradable ???? En voilà une nouvelle… Ni une, ni deux, je me suis connecté à l’enternet (il me semble que les humains ont aussi ce genre du trucs) pour faire quelques recherches. Et, effectivement, j’ai trouvé le site d’une marque, Boatilus, qui fabrique des chaussures qui se transforment en compost après usage. Encore faut-il que vous, les humains, vous pensiez à les enterrer afin que nous puissions nous en délecter… Personnellement, j’adhère au concept, surtout que ça nous change des vieilles racines OGMisées…. C’est vraiment délicieux la godasse, et je crois qu’on a eu de la chance, son ancien propriétaire ne devait pas avoir de problèmes d’hygiène… N’oubliez pas de vous renseigner là dessus, pour assurer notre pitance, allez, je vous laisse, je retourne à ma terre…

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En campagne (3)

Lundi, 22. février 2010 14:47 | Auteur:Emma

Episode 1

Episode 2

…Tiens voilà la gourdasse! Elle n’est pas gentille avec moi, hier, elle m’a balancé du lit. Je dors TOUJOURS sur ce lit l’après-midi, le soleil de la véranda me réchauffe. Oui, parce que j’aime bien avoir chaud. Et voilà, elle me met hors de MA chaise, elle recommence. Je ne sais pas ce que je lui ai fait, tout le monde m’aime ici. Par exemple, hier, j’ai même eu le droit aux caresses d’Hector mon patron, qui pourtant préfère Caramel. Il était fière de moi quand j’ai ramené un mulot de la grange. Je suis certain que demain, j’aurais du mou, j’en ai aperçu dans le frigo. J’espère que ce ne sera pas pour Caramel.

Tiens, la gourdasse passe la main sous la table, mais que veut-elle? Je vais m’approcher pour voir. Oh du paté, elle me prend pour un chien, j’hallucine. Je n’en mangerai pas, elle me cherche un peu trop, elle croit que je vais lui éviter le moment que je préfère dans le repas. Comme hier soir, c’était marrant. Elle n’a pas mangé le poisson, elle a déjà essayé de me le donner en douce, et je l’ai snobé. A la fin du repas, Hector lui a demandé pourquoi elle n’avait pas mangé, elle a prétexté une allergie. Il m’a donné son assiette à table, comme un humain, elle était rouge, elle avait honte et je savourais ma victoire comme elle ne pouvait rien dire.

J’ai envie de m’amuser un peu, je vais aller voir Caramel, on va monter un coup tous les deux contre elle. Elle n’aime pas Caramel non plus, je la comprends un peu, il dégage une odeur douteuse, certainement parce qu’il aime aller faire sa sieste avec les moutons. Vu l’heure, il doit être dans la cuisine en train de tourner autour de ma gamelle…

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les bestioles

Dimanche, 21. février 2010 21:29 | Auteur:johnconnorsan

Je veux voir ma maman… elle m’avait prévenue : ma fille, bientôt nous serons séparées mais c’est normal. Les bestioles à deux pattes vont venir te prendre mais ne t’en fais pas, la plupart sont gentilles … Je ne vois pas ce qu’il y a de normal là-dedans ! on ne sépare pas un bébé de sa maman…Ça doit faire longtemps que je suis là… je ne sais pas très bien mais longtemps c’est sûr. Me voilà maintenant enfermée dans un 4 mètres carré avec 3 autres congénères ! Vivre là dans une seule  pièce. Il faut faire pipi devant tout le monde ! Moi ; une jeune fille ! humiliant. Si ça continue je vais mordre. Tiens voilà la bestiole à blouse blanche !. Si elle se voyait ! Ses pattes avant sont  plus courtes que les pattes arrière. Si elle marchait comme moi sur les quatre elle aurait la truffe dans le sol « hi c’est très drôle »…. puis elle n’est pas belle : ces moustaches sont trop grosses, plus de poils sur la tête et surtout, surtout elle est d’un casse-pied : et je te prends la tête, je te trifouille les oreilles, je te regarde les dents, les jambes, et elle sort un truc de ouf, … on dirait un énorme moustique qui pique faut voir ! Ça fait un mal de chien ! Mais bon, ce n’est pas le pire. Maman et papa me manque. Beaucoup. Je voudrais les voir.

Ça y est ! Il n’y a plus de lumière, j’suis crevée moi. Un p’tit dodo de plus.je m’ennuie. J’ai peur dans le noir…maman….

Qu’est-ce-qui se passe là-dedans ! Non mais ça donne quoi d’hurler ! D’accord, la bestiole à blouse blanche  arrive ! Et alors ! Les oreilles, les dents, les jambes… ; etc…etc.…etc.… on sait, on sait…. Oh ! Mais il y en a d’autres des bestioles ! Curieux ! Elle est petite celle-là ! Presque ma taille ! Mais pourquoi ils ont tous les pattes avant plus courtes ????? Je ne comprends toujours pas ! « hihihihi » « ils sont sympas ! J’aime bien quand ils me caressent le dos » Vas-y gratte moi encore le ventre ! oui c’est bon ! Finalement leurs pattes plus courtes servent quand même à quelque chose ! Sympas ! ouai ! Sympas ! Je les aime bien ! ouai !….

Mais…Elles m’emmènent où ces bestioles ? on s’en va ?? On va voir ma maman dis ??? On va voir maman ? Pourquoi ils ne répondent pas ! Décidément ils ne comprennent jamais rien ! on ne doit pas parler la même langue ? j’ai peur ! On va où ?….

Bon ! On doit être arrivé. Je peux y aller ? Ok ? Bon alors j’y vais. C’est grand ici. Tiens encore une autre bestiole ! Qu’est ce qu’elle dit ? que j’approche ? ça ne me plait pas trop. J’y vais doucement et on voit… « ouai sympa  aussi celle là » allez si vous êtes tous sympas comme ça je vous adopte les deux pattes !

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Un petit clin d’oeil

Samedi, 20. février 2010 11:45 | Auteur:Agathe

Je m’appelle Ziggy, je suis un cheval, plutôt beau gosse, assez haut sur pattes. Mon pelage a une jolie couleur caramel et j’ai une petite tache blanche sur le nez. On est là ce soir avec mon copain Twiggy, devant la grange, on attend que le maître nous ouvre la porte. On regarde le soleil se coucher, tout rose, derrière les montagnes. Oui parce qu’on habite Artemare, dans l’Ain. C’est une petite ville avec une jolie église. Il y a du passage l’hiver, les humains passent par là pour aller faire du ski sur les pentes enneigées.
Bon on n’a pas si chaud que ça et on commence à avoir faim, faudrait qu’il nous ouvre la porte not’maître. Ah ça y est le voilà !
Dans la grange on est bien, du foin bien chaud pour dormir, des bonnes rations d’avoine. Dans la journée, on est attelés avec Twiggy à une carriole pour promener les enfants, avec leurs parents aussi. J’aime bien quand il n’y a que les enfants. Ils sont gentils, ils donnent un morceau de leur pain au chocolat, quelquefois.
On fait toujours le même trajet, même quand il neige. Moi je rêverais d’une autre vie. L’autre jour dans la carriole, il y avait un jeune garçon, un blondinet et il parlait avec sa mère de leur élevage de chevaux en Angleterre. De ce qu’ils disaient, il devait y avoir plusieurs chevaux libres dans un pré et une jolie jument, qui s’appelait Demoiselle. Je l’imaginais avec une crinière noire et soyeuse volant au vent dans des prairies toutes vertes et tendres. Le soir en rentrant à la grange, je rêvais que je gambadais avec Demoiselle. Le blondinet il était venu plusieurs fois. Ses parents devaient aller faire du ski tous les ans. Un jour il avait parlé des courses de trot attelé. Nous, avec Twiggy on ne trotte pas, mais on est attelés. Je me demande si je pourrais faire des courses, moi aussi. Et si je quittais tout. Je me cacherais dans un wagon du train de marchandises. La gare n’est pas si loin et j’irais moi aussi dans ces jolies prairies et je ferais la connaissance de Demoiselle. Je ne peux pas le dire à Twiggy, peureux comme il est, il ne me suivra jamais dans une telle aventure. Tant pis, je partirai tout seul. Peut-être qu’il me manquera et notre maître aussi, mais l’aventure, c’est vraiment tentant ! Et Demoiselle, elle doit être tellement belle !

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POUR UNE FOIS JE SUIS EN AVANCE

Samedi, 20. février 2010 10:10 | Auteur:Ed

Ca pue ici, vous ne pouvez même pas imaginer ! A attendre comme ça sur le trottoir, à deux pas des voitures qui passent sans arrêt. Me faire ça à mon âge… Comme si c’était vraiment utile que je sois là, harnaché comme pour partir rendre visite à un campement berbère, alors qu’au mieux je vais me dégourdir les jambes sur huit-cent mètres au milieu des poteries, des vendeurs hystériques et des tapis. Je ne sais pas ce qu’il a fait avec ma longe, mais ça me gratte l’œil. Je me trouve moche ces temps-ci. Ah, si vous m’aviez vu il y a dix ans, le poil dru et brillant ! Et l’autre touriste, là, avec son appareil photo, qui me mitraille quand même parce qu’elle n’a jamais rien vu! Qu’elle courre toujours pour que je la regarde ! Le mépris, voilà ce qu’ils méritent tous ces blancs becs qui accourent dès le premier soleil, mais qui ne semblent pas apprécier le dixième de ce qu’on leur offre. Crois-tu qu’elle poserait ses fesses là-haut ? Bien trop douillette. J’en ai mal aux genoux, tiens. Et puis j’ai soif. Mais on ne boit pas devant les touristes. Bah non, ils ont lu dans les livres qu’on pouvait s’en passer. On ne va quand même pas les décevoir ! Le client est roi. Vivement ce soir qu’on se couche et que je puisse blatérer tranquille, dans une vraie odeur de crottin, et pas cette puanteur de gaz d’échappement. Je serai moche sur sa photo, j’en suis sûr, mais c’est à cause de cette vie de dingue. Ce n’est pas des conditions pour un dromadaire comme moi. Si seulement mon petit qui a été vendu à un cirque pouvait avoir une vie plus saine, plus intéressante. Mais je n’en suis même pas sûr. On nous fait rêver : de désert, de touaregs, de princesses orientales perchées sur des selles garnies d’or. Et puis voilà, on se retrouve attraction bas de gamme pour belges. Oui, je sais, elle est française. Mais elle m’a traité de chameau alors, je peux bien la traiter de belge.

 

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Defi écriture sur twitter

Jeudi, 11. février 2010 21:54 | Auteur:Emma

Bonjour tout le monde, notre blog a maintenant son twitter: @defiecriture

Par contre, je pense qu’il pourrait être sympa de trouver une petite image pour le représenter! Donc à vos crayons.

Emma

Ps: le soucis des spams est en passe d’être résolu, ne vous soyez pas étonné si vos commentaires n’apparaissent pas de suite, monsieur anti spam doit apprendre ;)

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